Publié le 4 novembre 2024. La 30e Conférence des Parties (COP30) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques s’ouvre la semaine prochaine à Belém, au Brésil, dans un contexte international marqué par un recul des ambitions climatiques et des tensions géopolitiques.
- Les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, ont annoncé leur retrait de l’Accord de Paris sur le climat, effective en janvier prochain.
- L’Union européenne peine à s’accorder sur de nouveaux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 2040.
- Seulement 65 des 195 signataires de l’Accord de Paris ont soumis leurs plans d’action climatiques mis à jour à ce jour.
L’atmosphère s’annonce donc tendue à Belém, où se tiendra la COP30 du 10 au 21 novembre, précédée d’un sommet des dirigeants mondiaux les 6 et 7 novembre. Le retrait américain, annoncé après la réélection de Donald Trump en novembre 2024, constitue un coup dur pour les efforts internationaux de lutte contre le réchauffement climatique. Le président américain a déjà entamé le démantèlement des politiques climatiques de son prédécesseur, notamment dans le secteur de l’éolien en mer, et a mis en péril les engagements financiers des États-Unis. Le retrait formel de l’Accord de Paris, conclu en 2015 lors de la COP21, est prévu pour janvier prochain.
La pression diplomatique américaine a également eu des conséquences sur d’autres fronts. L’adoption du cadre de l’Organisation maritime internationale (OMI) visant à la décarbonation totale du transport maritime d’ici 2050 a été reportée d’un an, sous l’influence des États-Unis. Selon le ministère français de la Transition écologique, le contexte actuel est « difficile, marqué par des attaques contre le multilatéralisme ».
Parallèlement aux difficultés américaines, l’Union européenne, qui s’était positionnée comme un leader dans la lutte contre le changement climatique, est confrontée à des divisions internes. Les Vingt-Sept n’ont pas encore approuvé la proposition de la Commission européenne visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 90 % d’ici 2040 par rapport aux niveaux de 1990. Une réunion extraordinaire du Conseil « Environnement » de l’Union européenne, réunissant les ministres concernés, est prévue ce mardi 4 novembre à Bruxelles pour tenter de trouver un accord.
Cette réunion déterminera la contribution de l’Union européenne à la COP30. Ces contributions déterminées, révisées tous les cinq ans, précisent les engagements et les mesures concrètes que chaque pays s’engage à mettre en œuvre pour réduire ses émissions et s’adapter aux conséquences du changement climatique. À moins d’une semaine de l’ouverture de la COP30, seuls 65 des 195 signataires de l’Accord de Paris, dont l’Union européenne en tant qu’organisation régionale, ont officiellement transmis leurs plans mis à jour.
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