Publié le 28 décembre 2025 à 16h40. Les facultés de médecine dentaire et de pharmacie connaissent une inversion de popularité, avec une inquiétude croissante concernant une future pénurie de dentistes et une offre excédentaire de pharmaciens, selon une analyse de 44 années de données d’examens d’entrée à l’université.
- Les écoles dentaires, longtemps délaissées, voient leur attractivité remonter, tandis que les écoles de pharmacie perdent du terrain.
- L’étude, portant sur 47 universités (médecine, dentaire, pharmacie et infirmier), identifie les établissements qui gagnent ou perdent en popularité.
- Cette évolution est liée aux perspectives d’emploi et aux revenus associés à chaque profession.
Longtemps considérées comme moins prestigieuses et moins lucratives, les facultés de médecine dentaire semblent connaître un regain d’intérêt auprès des étudiants. Cette tendance s’explique par une préoccupation grandissante concernant un manque potentiel de dentistes dans les années à venir. À l’inverse, le secteur de la pharmacie, autrefois en forte demande, anticipe désormais une saturation du marché du travail.
Pendant des années, les écoles dentaires ont souffert d’une image de profession peu rémunérée, ce qui a dissuadé de nombreux étudiants ambitieux. L’époque de la « surabondance de dentistes » a laissé des traces, mais la situation semble en train de changer. Parallèlement, les pharmaciens, traditionnellement très demandés, voient leur popularité diminuer.
Les données analysées, couvrant une période de 44 ans, révèlent des tendances significatives. En comparant les scores d’écart aux examens d’entrée de 2026 avec ceux de 1992, année où la population des 18 ans était à son apogée, on observe une augmentation globale des candidatures aux facultés de médecine et de pharmacie, et une baisse notable pour les écoles dentaires. Cependant, cette tendance générale masque des disparités importantes entre les universités.
L’étude a permis d’identifier les « universités gagnantes » et les « universités perdantes » pour les écoles dentaires et pharmaceutiques. Les résultats détaillés de cette analyse comparative, basée sur les données de 47 universités, sont disponibles sur la page suivante.










