Publié le 12 janvier 2026 à 13h10. Donald Trump a laissé entendre qu’il pourrait exclure ExxonMobil des futurs investissements au Venezuela après des déclarations prudentes de son PDG concernant le climat des affaires dans le pays, alors que l’administration américaine cherche à relancer le secteur pétrolier vénézuélien.
- Donald Trump envisage d’écarter ExxonMobil des projets de revitalisation du secteur pétrolier vénézuélien.
- Le PDG d’ExxonMobil, Darren Woods, a jugé que le Venezuela n’est actuellement pas un investissement viable.
- D’autres compagnies pétrolières, comme Chevron et Shell, se préparent à augmenter leurs investissements au Venezuela.
Le président américain Donald Trump a exprimé son mécontentement envers ExxonMobil dimanche, suggérant qu’il pourrait laisser la compagnie pétrolière de côté dans le cadre de ses plans pour le Venezuela. Cette annonce intervient après que Darren Woods, le PDG d’ExxonMobil, a estimé que le Venezuela ne présentait pas de perspectives d’investissement attractives dans les conditions actuelles.
« Je n’ai pas aimé la réponse d’Exxon. Beaucoup de gens le souhaitent. Je serais probablement enclin à laisser Exxon de côté. Je n’ai pas aimé leur réponse. Ils jouent intelligemment », a déclaré Trump à des journalistes alors qu’il montait à bord de l’avion présidentiel à West Palm Beach, en Floride.
Cette prise de position fait suite à une réunion tenue vendredi avec les dirigeants des principales compagnies pétrolières mondiales. Lors de cette réunion, Darren Woods avait souligné que le Venezuela « n’est pas investissable » compte tenu des « structures et des cadres commerciaux » en place dans le pays.
Trump avait affirmé lors de cette même réunion qu’il prévoyait un investissement d’« au moins 100 milliards de dollars de capitaux propres, et non d’argent public », pour moderniser les infrastructures vénézuéliennes.
Le secrétaire à l’Énergie, Chris Wright, a contredit l’avis d’ExxonMobil, affirmant que « au moins une douzaine » d’entreprises seraient prêtes à retourner au Venezuela suite à la récente intervention militaire américaine qui a conduit à la capture de Nicolas Maduro.
S’exprimant sur Fox News, Wright a précisé que les compagnies pétrolières américaines Chevron et Shell, ainsi que les entreprises espagnole Repsol et italienne ENI, allaient « immédiatement augmenter » leurs investissements au Venezuela, sans mentionner ExxonMobil.
Samedi, Trump a décrété l’état d’urgence nationale afin de protéger les revenus générés par les ventes de pétrole vénézuélien, en les plaçant sur des comptes du Trésor américain, et ainsi empêcher les créanciers de la dette extérieure vénézuélienne d’y accéder.
