Publié le 12 novembre 2025 09h53. Les récentes déclarations du président de Ferrari, John Elkann, ont suscité une onde de choc au sein de l’écurie, pointant du doigt des performances en demi-teinte et remettant en question l’investissement des pilotes.
- John Elkann a critiqué publiquement les performances de Ferrari en Formule 1, malgré la victoire en championnat du monde d’Endurance.
- Il a souligné l’excellence du travail des mécaniciens et des ingénieurs, tout en estimant que d’autres aspects de l’équipe nécessitent une amélioration significative.
- Le président a également suggéré que certains pilotes devraient se concentrer davantage sur leur pilotage que sur leurs déclarations publiques.
La Scuderia Ferrari semble traverser une période de turbulence interne, après les propos sans détour de son président John Elkann. Fort du succès de l’équipe en championnat du monde d’Endurance, cinquante-trois ans après le triomphe de la 312 PB, Elkann n’a pas hésité à pointer du doigt les faiblesses de l’écurie en Formule 1.
Selon ses déclarations, le Grand Prix du Brésil a été une source de déception. Il a précisé :
« Le Brésil a été une grande déception et si nous regardons le championnat de Formule 1, nous pouvons dire que d’un côté nous avons nos mécaniciens qui remportent le championnat grâce à leurs performances lors des arrêts aux stands. Si nous regardons nos ingénieurs, il n’y a aucun doute que la voiture s’est améliorée. Si nous regardons le reste, elle n’est pas à la hauteur. »
Elkann a également exprimé ses attentes concernant les pilotes :
« Nous avons certainement des pilotes qui ont besoin de se concentrer sur le pilotage et de moins parler. Nous avons encore des courses importantes devant nous et il n’est pas impossible d’obtenir la deuxième place au Championnat des Constructeurs. »
Ces critiques interviennent alors que Ferrari occupe actuellement la quatrième place au Championnat du Monde des Constructeurs. L’équipe a certes réalisé des progrès techniques, notamment en matière d’arrêts aux stands – elle mène actuellement le classement des équipes les plus rapides dans ce domaine en 2025 – mais ces améliorations ne se sont pas traduites par des résultats significatifs sur la piste. L’équipe mécanique, dirigée par Diego Ioverno, est saluée pour son efficacité, tandis que les ingénieurs, menés par Loïc Serra, sont sous pression pour expliquer les lacunes de la SF-25.
Certains au sein de l’équipe estiment que les problèmes de la SF-25 sont liés au travail effectué par les équipes précédentes, notamment celles dirigées par Enrico Cardile, Fabio Montecchi et Diego Tondi. Cependant, Elkann a souligné l’importance de l’unité et de la cohésion au sein de l’équipe, rappelant le succès de l’équipe d’Endurance comme modèle à suivre.
Le directeur de l’équipe, Frédéric Vasseur, a quant à lui affirmé son engagement à améliorer les performances de Ferrari. L’avenir de Lewis Hamilton, arrivé à Maranello avec de grandes attentes, est également en question. Avec sept podiums pour Charles Leclerc contre zéro pour le septuple champion du monde (hors course sprint chinoise), la pression monte sur le pilote britannique. Certains se demandent si Elkann envisage de remplacer Hamilton par Oliver Bearman.
La presse anglaise a rapidement pris la défense de Hamilton, dénonçant une tentative de rejeter toute la responsabilité sur les pilotes. L’impact de ces déclarations sur le moral de l’équipe et sur la relation entre les pilotes et la direction reste à voir. La question de savoir si Ferrari parviendra à remonter au classement et à atteindre son objectif de deuxième place au Championnat des Constructeurs reste ouverte.
