L’ancien joueur de baseball professionnel Lenny Dykstra est au centre d’une nouvelle controverse après qu’un contrôle routier de routine a révélé la présence de drogues et d’accessoires liés à leur consommation en sa possession, le jour de l’An. L’incident, survenu dans le comté de Pike en Pennsylvanie, ajoute un nouveau chapitre à une série de démêlés judiciaires pour l’ancien joueur des Mets de New York et des Phillies de Philadelphie.
À retenir
- Lenny Dykstra a été interpellé lors d’un contrôle routier en Pennsylvanie avec de la drogue et des accessoires.
- L’ancien joueur de baseball a déjà purgé une peine de prison pour fraude en matière de faillite et a été impliqué dans plusieurs autres affaires judiciaires.
- Son avocat affirme qu’il n’était pas sous l’influence de substances et que les accusations seront rapidement abandonnées.
Contexte
Selon la police de l’État de Pennsylvanie, Dykstra, âgé de 62 ans, était passager du véhicule arrêté par un agent de l’unité de patrouille de Blooming Grove, à environ 40 kilomètres à l’est de Scranton. Les détails précis concernant la nature des drogues découvertes n’ont pas été divulgués. Matthew Blit, l’avocat de Dykstra, a précisé que son client n’était pas le propriétaire du véhicule et qu’il n’était pas accusé de conduite sous influence.
« Dans la mesure où des accusations seront portées contre lui, elles seront rapidement absoutes », a déclaré Blit dans un communiqué.
L’histoire de Dykstra est marquée par des succès sportifs, mais aussi par des difficultés financières et juridiques. Surnommé « Nails » pour son style de jeu acharné, il a connu une carrière brillante avant de se lancer dans les affaires, une transition qui s’est soldée par une série de problèmes.
En 2012, il a purgé une peine de six mois dans une prison californienne pour fraude en matière de faillite, après avoir dissimulé des gants de baseball et d’autres souvenirs de son passé de joueur. Cette condamnation s’est ajoutée à une peine de trois ans pour avoir plaidé coupable de vol de voiture et d’avoir fourni de fausses déclarations financières. À l’époque, il avait déclaré avoir plus de 31 millions de dollars de dettes pour seulement 50 000 dollars d’actifs.
Ce qui change
Outre le contrôle routier du jour de l’An, Dykstra a été impliqué dans d’autres incidents. En avril 2012, il a accepté de ne pas contester des accusations d’exhibition sexuelle envers des femmes rencontrées via le site Craigslist. En 2019, sa société, Titan Equity Group, a plaidé coupable à des accusations de location illégale de chambres dans une maison du New Jersey, ce qui lui a valu une amende d’environ 3 000 $ (environ 2 750 €). La même année, des accusations de possession de drogue et de menace terroriste ont été abandonnées après une altercation avec un chauffeur Uber, bien que la police ait déclaré avoir trouvé de la cocaïne, de la MDMA et de la marijuana dans ses effets personnels.
Plus récemment, en 2020, un juge de la Cour suprême de New York a rejeté une plainte en diffamation déposée par Dykstra contre son ancien coéquipier des Mets, Ron Darling, suite à des allégations de remarques racistes tenues lors des World Series de 1986. Le juge Robert D. Kalish a estimé que la réputation de Dykstra était déjà suffisamment ternie par ses antécédents de comportement antisportif, de racisme, de misogynie, d’homophobie, de toxicomanie, de vol et de détournement de fonds.
Prochaines étapes
À ce stade, il reste à déterminer quelles accusations seront officiellement portées contre Dykstra suite au contrôle routier du jour de l’An. L’issue de cette affaire pourrait avoir des conséquences sur sa liberté et sa réputation déjà entachée. Les prochaines semaines devraient apporter des éclaircissements sur la suite de cette affaire.
Chiffres clés
- 31 millions de dollars : Montant estimé des dettes de Dykstra en 2012 (environ 28,5 millions d’euros).
- 50 000 dollars : Valeur estimée des actifs de Dykstra en 2012 (environ 46 000 euros).
- 3 000 dollars : Montant de l’amende payée par Titan Equity Group en 2019 (environ 2 750 euros).
Sources
Communiqué de la police de l’État de Pennsylvanie.
Déclarations de Matthew Blit, avocat de Lenny Dykstra.
