Le kaki, ce fruit orangé d’origine asiatique, peut être un allié surprenant pour les personnes diabétiques. Riche en fibres et en antioxydants, il permettrait de mieux contrôler la glycémie, à condition de respecter quelques règles simples de consommation.
Ce fruit exotique regorge de vitamines, de minéraux et de composés bénéfiques pour la santé. Il est notamment une source intéressante de vitamine C et de vitamine A, essentielles au renforcement du système immunitaire et à la santé visuelle. Le kaki apporte également du potassium et du manganèse, importants pour le bon fonctionnement du cœur et des muscles, ainsi que du calcium, du phosphore et du cuivre, qui contribuent au métabolisme et à la solidité des os.
Mais c’est sa richesse en fibres alimentaires – environ 3 à 4 grammes pour 100 grammes de fruit – qui en fait un atout particulier pour les diabétiques. Ces fibres jouent un rôle clé dans la régulation de la glycémie. « Le kaki contient des sucres naturels, principalement du glucose et du fructose, mais il est aussi riche en fibres, qui jouent un rôle protecteur », explique Laëtitia Buresi, diététicienne nutritionniste à l’Institut de Diabétologie et Nutrition du Centre. Les fibres solubles forment un gel dans l’intestin, ralentissant l’absorption du glucose et évitant ainsi les pics de glycémie. Les tanins et polyphénols présents dans le fruit pourraient également contribuer à modérer l’augmentation de la glycémie après un repas.
L’impact du kaki sur le taux de sucre dans le sang dépend toutefois de son degré de maturité. Un fruit bien mûr est plus sucré et risque de provoquer une hausse plus rapide du glucose. À l’inverse, un kaki ferme ou légèrement astringent contient moins de sucres assimilables et davantage de tanins, ce qui ralentit l’absorption et en fait un en-cas plus adapté aux personnes diabétiques.
Il est tout à fait possible de consommer du kaki cru, mais il est conseillé de privilégier les fruits peu mûrs et de contrôler les portions. Une demi-portion par repas (soit ½ à 1 fruit) est généralement suffisante pour profiter de son goût sucré sans perturber la glycémie. Pour optimiser ses bienfaits, il est également recommandé de l’associer à des fibres ou des protéines, comme un yaourt nature, du fromage blanc ou quelques fruits à coque.
Le kaki peut facilement être intégré à l’alimentation quotidienne : au petit-déjeuner, ajouté à un yaourt ou des flocons d’avoine ; en collation, accompagné de fruits secs ou de noix ; en dessert, sous forme de compote maison sans sucre ajouté ; ou même en salade, associé à des légumes verts et une vinaigrette légère. Il peut également agrémenter des plats cuisinés, comme un curry de légumes ou un tajine.
En résumé, le kaki peut être un excellent allié pour les personnes diabétiques, à condition d’être consommé avec modération et de manière adaptée. Sa douceur naturelle et sa richesse en fibres en font un fruit à la fois gourmand et bénéfique pour la santé.
Source : Entretien avec Laëtitia Buresi, diététicienne nutritionniste référente à l’Institut de Diabétologie et Nutrition du Centre situé à Mainvilliers (28).
La table de composition nutritionnelle du CiqualAnses – Agence nationale de sécurité sanitaire
