Publié le 6 janvier 2024 16:45:00. Un conducteur de 34 ans, impliqué dans un accident mortel sur la rocade de Sofia où un policier a perdu la vie, a vu sa caution fixée à 20 000 BGN (environ 10 200 euros) par le tribunal municipal. L’affaire soulève des questions sur les conditions de libération sous caution après des accidents graves de la route.
- Un policier de 42 ans a été tué après qu’une voiture a percuté un véhicule de police sur la rocade nord de Sofia.
- Le conducteur responsable de l’accident, âgé de 34 ans, a été placé sous caution de 20 000 BGN.
- La décision du tribunal prend en compte l’absence d’antécédents judiciaires de l’accusé et le fait qu’il ait immédiatement signalé l’accident.
L’affaire remonte au 1er décembre dernier. Vers 1h40 du matin, un poids lourd immatriculé en Serbie, conduit par un homme de 45 ans, a mortellement fauché un piéton de 61 ans qui traversait la rocade nord. Les forces de l’ordre se sont rapidement déployées sur les lieux pour sécuriser la zone et rétablir la circulation. Quelques heures plus tard, vers 4h20, une voiture conduite à vive allure par un homme de 34 ans est venue percuter un véhicule de police intervenant sur l’accident initial. Le policier se trouvant à l’intérieur du véhicule a succombé à ses blessures.
Lors de l’audience, le Syndicat des gardes-frontières (SGP) a plaidé pour le maintien en détention du conducteur, rappelant qu’il n’avait réglé que 20 000 BGN sur une caution précédente de 50 000 BGN (environ 25 500 euros) fixée par le Service d’application des sanctions (SAS). La défense a quant à elle souligné que les 20 000 BGN déjà versés provenaient d’un emprunt, l’accusé ne disposant pas de revenus suffisants pour couvrir l’intégralité de la somme.
Le tribunal a justifié sa décision en relevant l’absence de condamnations antérieures, l’absence de délits routiers graves au casier de l’accusé, et l’absence de consommation d’alcool ou de drogues. Il a également pris en compte le fait que l’accusé ait lui-même contacté le 112 pour signaler l’accident. L’acte a été qualifié d’imprudence, mais pas de délibéré.
La décision du tribunal n’est pas définitive et peut faire l’objet d’un appel ou d’une contestation devant le Service d’application des sanctions (SAS). Une nouvelle audience est prévue le 13 janvier à 10h00 pour examiner d’éventuelles recours.
