Publié le 3 décembre 2025 à 21h45. Un projet immobilier prévoyant la construction de 150 logements, dont 90 logements sociaux, à proximité de la dune du Pilat, suscite une vive opposition de la part des riverains qui dénoncent une destruction de l’environnement et un impact négatif sur le quartier.
- Un projet immobilier de 150 logements, dont 90 sociaux, est contesté près de la dune du Pilat.
- Les habitants craignent la disparition d’un espace forestier qu’ils considèrent comme le « dernier poumon vert » du quartier.
- La mairie justifie le projet par l’obligation de respecter la loi SRU et de combler un déficit de 1 600 logements sociaux dans la commune.
À La Teste-de-Buch, en Gironde, un projet d’aménagement immobilier de grande ampleur, initié il y a une dizaine d’années, est au cœur d’une vive controverse. Le programme prévoit la construction de 150 logements, dont 90 seront dédiés au logement social, sur un terrain forestier de près de cinq hectares situé en bordure d’un quartier résidentiel. L’association L’Îlot de Sécary, qui regroupe des habitants du quartier, s’oppose fermement à ce projet.
Les membres de l’association craignent que l’approbation imminente du nouveau Plan Local d’Urbanisme (PLU) ne constitue une étape décisive vers la réalisation de ce programme. Ils dénoncent particulièrement l’impact environnemental de l’opération, qu’ils qualifient de destruction du « dernier poumon vert du quartier ». Ils soulignent le rôle essentiel joué par la forêt actuelle en matière de régulation hydrique, un aspect dont l’importance a été tragiquement illustrée par les incendies de 2022, qui ont ravagé plus d’un million d’arbres dans la région.
La mairie de La Teste-de-Buch justifie le développement de ce projet par l’obligation légale de construire des logements sociaux, conformément à la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain). Selon les chiffres communiqués, la commune accuse un déficit d’environ 1 600 logements de ce type. Le maire, Patrick Davet (Union de la Droite et du Centre), a qualifié l’aménagement de « redoutable » et a suggéré que l’opposition des riverains pourrait être motivée par une réticence à voir de nouveaux voisins s’installer dans le quartier. Le Figaro rapporte que l’élu a également assuré que 250 arbres seraient replantés afin de compenser la disparition de 90 arbres existants.
La situation reste tendue et l’issue de ce projet est incertaine, alors que les habitants continuent de mobiliser pour défendre leur environnement et préserver le caractère résidentiel de leur quartier.
