Bordeaux – Une collégienne de 14 ans s’est suicidée le soir de la Fête des Mères, le 25 mai dernier, à son domicile. L’adolescente, Violette, élève de quatrième au collège Cassignol, avait laissé une lettre révélant son profond mal-être.
La mère de Violette a déposé plainte pour harcèlement scolaire et moral auprès du procureur de la République de Bordeaux le 24 octobre, suspectant que des brimades subies au sein de l’établissement aient pu contribuer au geste de sa fille. Son avocat, maître Anthony Maurin-Gomis, a déclaré que, « à ce stade, les enquêteurs ne semblent pas prendre cette hypothèse au sérieux ».
Le recteur de l’académie a confirmé que la situation de Violette était connue de l’établissement scolaire. Il a précisé qu’une enquête administrative avait été ouverte dès le lendemain du suicide de la collégienne. « La situation de Violette était connue dans l’établissement », a-t-il déclaré, ajoutant que l’adolescente avait été prise en charge « dans le cadre de la mise en œuvre du protocole PHARE, le protocole de lutte contre le harcèlement scolaire ».
La mère de Violette, elle-même avocate spécialisée en droit pénal, espère que l’enquête permettra de faire la lumière sur les circonstances de la mort de sa fille et d’éventuels actes de harcèlement.
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