Publié le 30 octobre 2025 à 05h25. Le vice-président JD Vance a plaidé pour une réduction significative de l’immigration légale aux États-Unis, tout en défendant une approche plus isolationniste en matière de politique étrangère et en justifiant les actions controversées de l’ancien président Trump.
- JD Vance souhaite diminuer le nombre d’immigrants légaux admis aux États-Unis.
- Il a critiqué la politique d’immigration de l’administration Biden, la jugeant trop permissive.
- Vance a également défendu la diplomatie de Donald Trump au Moyen-Orient et justifié le ciblage d’opposants politiques par l’ancien président.
S’exprimant devant des étudiants de l’Université du Mississippi lors d’un événement organisé par Turning Point USA, JD Vance a affirmé que les chiffres actuels d’immigration légale étaient trop élevés. Il n’a cependant pas précisé de nombre cible, se contentant d’indiquer qu’il devait être « bien inférieur à ce que nous acceptons actuellement ». Interrogé sur ce point, il a souligné la nécessité pour la société américaine de se « coordonner » et de renforcer son « sentiment d’identité commune » afin de faciliter l’assimilation des nouveaux arrivants.
« Quand quelque chose comme ça se produit, vous devez permettre à votre propre société de se coordonner un peu, de construire un sentiment d’identité commune, pour que tous les nouveaux arrivants – ceux qui vont rester – s’assimilent à la culture américaine. En attendant, vous devez, à mon avis, faire attention à toute immigration supplémentaire. »
JD Vance, vice-président
Au-delà de l’immigration, JD Vance a également abordé la question de la politique étrangère, exprimant sa préoccupation face à l’engagement américain dans des « conflits étrangers inutiles ». Il a salué la diplomatie menée par Donald Trump au Moyen-Orient, évoquant notamment la frappe contre des installations nucléaires iraniennes. Il a également défendu les actions de l’administration Trump, y compris le déploiement de la Garde nationale dans des villes dirigées par les démocrates, estimant que ses alliés ne devraient pas craindre l’utilisation du pouvoir exécutif.
Vance a justifié le ciblage par Trump de ses ennemis politiques en rappelant sa propre accusation, sous l’administration Biden, d’avoir illégalement conservé des documents classifiés après son premier mandat et d’avoir tenté de renverser les élections de 2020 qu’il avait perdues. Ces accusations ont finalement été abandonnées après son élection pour un second mandat il y a un an. Il a argumenté que la crainte de représailles ne devrait pas paralyser l’action gouvernementale.
« Nous ne pouvons pas avoir peur de faire quelque chose parce que la gauche pourrait le faire à l’avenir. La gauche le fera déjà, que nous le fassions ou non. »
JD Vance, vice-président
Cette intervention de JD Vance s’est déroulée lors d’une première apparition publique d’Erika Kirk, la veuve de Charlie Kirk, fondateur assassiné de Turning Point USA, depuis qu’elle a repris les fonctions de son mari au sein de l’organisation. Vêtue d’une chemise blanche arborant le mot « liberté », comme celle que portait son mari au moment de sa mort, Erika Kirk a exhorté les jeunes conservateurs chrétiens à défendre leurs convictions avec courage, malgré les conséquences sociales potentielles.
« Si vous craignez de perdre un ami, j’ai perdu mon ami. J’ai perdu mon meilleur ami. »
Erika Kirk, veuve de Charlie Kirk
Erika Kirk a décrit sa présence sur le campus comme une « reconquête spirituelle d’un territoire », soulignant l’attachement de son mari aux universités et sa volonté de les orienter vers la droite.
