Maspalomas, sur l’île de Grande Canarie, se prépare à un début d’année 2026 record, porté par une affluence touristique sans précédent et une augmentation significative des dépenses quotidiennes. L’archipel anticipe une « accélération verticale » de son secteur touristique, malgré une offre d’hébergement qui peine à suivre la demande croissante.
Les prévisions pour le premier trimestre 2026 indiquent une dépense journalière moyenne par touriste atteignant 185 € (soit une augmentation de 19 % par rapport à la période 2018-2022, où elle oscillait entre 145 et 155 €). Cette hausse est notamment due à une pénurie d’hébergements, conséquence de moratoires et de travaux de rénovation dans les infrastructures existantes.
La connectivité aérienne joue un rôle majeur dans cette dynamique positive. Avec une capacité de plus de 2,5 millions de sièges d’avion prévue pour début 2026, Maspalomas enregistre des niveaux historiques. Cependant, les acteurs du tourisme canarien soulignent qu’il ne s’agit plus seulement de volume, mais de maximiser les revenus générés par chaque visiteur.
Le marché britannique affiche une reprise robuste, avec une stabilisation attendue entre 700 000 et 800 000 lits occupés. Le marché allemand, traditionnellement important pour Maspalomas, connaît une croissance plus progressive, se rapprochant des 400 000 à 500 000 lits. Bien que moins dynamique que le marché britannique, la clientèle allemande reste un pilier de la rentabilité hôtelière grâce à la qualité de son séjour dans les établissements traditionnels (ISTAC).
Les touristes en provenance de la péninsule ibérique maintiennent une dépense quotidienne stable à 140 €, mais la durée moyenne de leur séjour est plus courte, ce qui contribue à augmenter le chiffre d’affaires global des établissements.
Un taux d’occupation moyen de 92 % est anticipé pour les mois de janvier à mars 2026. Les prévisions de RevPAR (Revenue Per Available Room – revenu par chambre disponible) tablent sur une augmentation de 12 % par rapport à l’année précédente. Les hôtels cinq étoiles et de luxe de Meloneras proposent déjà des chambres standard à plus de 450 € la nuit pour février 2026.
Malgré ces revenus bruts records, les opérateurs de Maspalomas doivent faire face à des défis logistiques et à une augmentation des coûts d’exploitation. La clé du succès résidera dans leur capacité à optimiser leur efficacité opérationnelle et à maîtriser les coûts d’approvisionnement. « Le retour sur investissement grâce à des prix plus élevés compensera largement l’augmentation des coûts d’exploitation », estiment les experts du secteur.
