Publié le 7 octobre 2025 15:54:00. L’Europe face à de nouveaux défis sécuritaires, avec des inquiétudes croissantes concernant la défense contre les drones et l’implication de combattants cubains en Ukraine, tandis que les discussions sur le contrôle des armements nucléaires se poursuivent et que les tensions persistent avec la Russie.
- Entre 1 000 et 5 000 Cubains pourraient combattre aux côtés de la Russie en Ukraine, selon les États-Unis.
- Donald Trump s’est dit favorable à une prolongation du traité New Start sur le contrôle des armes nucléaires.
- Le chancelier Merz plaide pour un renforcement rapide des défenses anti-drones face à une menace croissante.
Les capacités de défense européennes face aux attaques, notamment par drones, suscitent de vives inquiétudes. Un manque d’opportunités pour contrer les drones est particulièrement préoccupant, et l’Ukraine pourrait détenir des solutions. Plus d’informations sont disponibles ici.
Selon un communiqué du Département d’État américain, Moscou recruterait entre 1 000 et 5 000 Cubains pour combattre en Ukraine. Kiev avait déjà dénoncé le recrutement actif de mercenaires cubains par la Russie, estimant même leur nombre à potentiellement 20 000.
L’invitation de l’ambassadeur russe en Allemagne, Sergueï Netschaïev, à une exposition sur la guerre et la paix en Brandebourg, organisée par le groupe parlementaire BSW, a suscité des réactions mitigées. Le chef du groupe parlementaire BSW, Niels-Olaf Lüders, a justifié cette invitation par la nécessité d’établir un dialogue avec toutes les parties prenantes. Des représentants du Bélarus et de la Hongrie ont également confirmé leur présence.
Cette initiative a été vivement critiquée par Jan Redmann, chef du groupe parlementaire CDU de Brandebourg, qui a dénoncé une tentative de légitimer l’agresseur russe. Il a affirmé que pour le BSW, la paix équivaudrait à une victoire russe. Le chef du groupe parlementaire BSW a rejeté cette accusation, insistant sur l’importance du dialogue dans le contexte actuel.
Par ailleurs, le Premier ministre slovaque Robert Fico a réaffirmé sa position critique envers la politique de l’Union européenne en Ukraine et envers la Russie. Dans une interview télévisée, il a déclaré que la défaite de la Russie ne correspondait pas à ses intérêts, préférant éviter une escalade du conflit. Il a souligné que la guerre en Ukraine n’était “pas notre guerre”.
Sur le front du désarmement nucléaire, l’ancien président américain Donald Trump s’est dit ouvert à une prolongation du traité New Start, qui limite le nombre d’armes nucléaires américaines et russes à 1 550 chacune, ainsi que le nombre de lanceurs et de bombardiers à 800. Il a déclaré : « Cela me semble une bonne idée », après que le président russe Vladimir Poutine ait proposé une prolongation d’un an. Poutine avait indiqué en septembre que la Russie était prête à respecter les restrictions du traité même après son expiration prévue le 5 février 2026.
Ce traité, signé en 2010, prévoit également un système de vérification mutuelle. Cependant, les inspections ont été suspendues après que Moscou a suspendu sa participation au traité en 2023, en raison des tensions croissantes avec l’Occident liées à la guerre en Ukraine. Trump avait également exprimé son souhait de négocier avec Moscou et Pékin sur une dénucléarisation globale et avait demandé au Pentagone de développer un système de défense américain ambitieux, baptisé “Golden Dome”.
Enfin, le chancelier Merz a appelé à un renforcement rapide des systèmes de défense anti-drones, qualifiant les incidents récents de “menace sérieuse pour notre sécurité”. Il a estimé que la Russie était probablement responsable de la plupart de ces vols de drones, soulignant qu’il s’agissait de “tentatives de tester” les défenses européennes. Il a également souligné que, jusqu’à présent, aucun drone armé n’avait été impliqué dans ces incidents, mais qu’il s’agissait de “tentatives de perturber la population”.
