Publié le 2024-10-27 14:35:00. L’incidence de la leucémie a augmenté de près d’un tiers en trois décennies, selon une étude globale. Malgré cette hausse, l’impact de la maladie sur la santé publique semble s’atténuer grâce aux progrès thérapeutiques.
- Le nombre de cas de leucémie a progressé de 28 % entre 1990 et 2021 à l’échelle mondiale.
- Les enfants de moins de cinq ans et les personnes âgées de 70 ans et plus sont les plus touchées.
- Le tabagisme représente un facteur de risque majeur en Europe occidentale, mais l’évolution des traitements contribue à réduire le fardeau de la maladie.
Une analyse portant sur les données de 204 pays, sur une période de 30 ans, révèle une augmentation significative de l’incidence de la leucémie. Les chercheurs ont constaté que la maladie se manifeste particulièrement chez les jeunes enfants, de zéro à quatre ans, et chez les personnes âgées de 70 ans et plus. Cette étude, dont les résultats sont disponibles ici, dresse un portrait précis de l’évolution de cette maladie au niveau mondial.
En Europe occidentale, le tabagisme apparaît comme le principal facteur de risque de développement de la leucémie. Les experts soulignent qu’arrêter de fumer peut considérablement réduire ce risque. D’autres facteurs de risque, non spécifiés dans l’étude, contribuent également à l’incidence de la maladie.
Paradoxalement, malgré cette augmentation du nombre de cas, l’étude met en évidence une diminution de 16,2 % des années de vie ajustées en fonction de la maladie (AVS), également connues sous le nom de Disability-Adjusted Life Years (DALY) en anglais. Les AVS sont un indicateur synthétique qui mesure l’impact d’une maladie sur la santé d’une population, en tenant compte de la durée de vie perdue en raison de la maladie, de l’invalidité et de la mortalité prématurée. Plus le chiffre des AVS est faible, moins la maladie a d’impact sur la population.
Cette amélioration pourrait s’expliquer par les progrès réalisés dans les traitements de la leucémie. L’étude suggère que les nouvelles options thérapeutiques contribuent à réduire la gravité et la durée de la maladie, et donc à diminuer le fardeau qu’elle représente pour les patients et les systèmes de santé. Cependant, les chercheurs précisent que cette explication n’est pas formellement prouvée. Ils avaient également émis l’hypothèse que l’augmentation du niveau de développement d’un pays pourrait être corrélée à une diminution des AVS, mais cette hypothèse n’a pas été confirmée par l’analyse.
