Une proposition de loi visant à empêcher les agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) ayant rejoint l’agence après l’investiture de Donald Trump d’exercer des fonctions d’application de la loi dans le Maryland va être présentée à l’Assemblée générale de l’État. L’initiative, baptisée « ICE Breaker Act de 2026 », est une réponse aux inquiétudes croissantes concernant les pratiques de l’ICE et son impact sur les communautés.
Le législateur à l’origine de ce projet de loi, Adrian Boafo, représentant du district 23, explique que cette mesure vise à limiter l’influence de l’ICE au sein des forces de l’ordre du Maryland. « Partout où je vais dans mon district, les gens me demandent ce que nous allons faire concernant l’ICE », a-t-il déclaré. « L’État ne peut pas faire grand-chose, mais je peux m’assurer que ces agents de l’ICE ne puissent jamais travailler ici, dans l’État du Maryland. »
Boafo précise que la législation ne s’applique qu’aux personnes ayant choisi de rejoindre l’ICE après le 20 janvier 2025, date prévue du retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Les agents ayant intégré l’agence avant cette date ne seront pas concernés. « Tous ceux qui ont rejoint l’ICE avant l’investiture de Donald Trump, tous ceux qui ont prêté serment de protéger la frontière et de poursuivre les délinquants violents sont les bienvenus dans le Maryland à bras ouverts », a-t-il affirmé.
L’initiative intervient après un incident survenu le 7 janvier dernier à Minneapolis, dans le Minnesota, où une agente de l’ICE a été impliquée dans la mort de Renee Nicole Good. Boafo souligne que cette affaire a renforcé sa détermination à agir. « Ce que nous disons dans le Maryland, c’est que tout agent de l’ICE, tout agent assermenté qui a vu les horribles violences qui se sont produites au cours de l’année dernière et a décidé de rejoindre cette organisation, ne doit pas travailler en tant qu’officier de police ou agent d’application de la loi », a-t-il déclaré.
L’ICE a récemment intensifié ses efforts de recrutement, notamment via les réseaux sociaux, en proposant des primes à l’embauche de 50 000 dollars (environ 46 000 euros), du télétravail, le remboursement des frais de scolarité et des aides au transport. Le ministère de la Sécurité intérieure n’a pas encore répondu aux sollicitations de la presse concernant ce projet de loi.
Boafo prévoit de présenter officiellement le projet de loi la semaine prochaine, lors de la reprise des travaux de l’Assemblée générale du Maryland.
