Publié le 12 août 2025. Le gouvernement indonésien va progressivement démanteler les centrales électriques diesel (PLTD) à travers le pays afin de lutter contre la fraude au carburant subventionné et de favoriser le développement des énergies renouvelables.
- Le ministre de l’Énergie et des Ressources minérales (ESDM) a annoncé la suppression des PLTD pour mettre fin aux détournements de diesel.
- Le plan de développement de l’électricité (RUPTL) 2025-2035 prévoit une part croissante d’énergies nouvelles et renouvelables dans le mix énergétique.
- Des irrégularités ont été constatées quant aux heures de fonctionnement réelles des PLTD, notamment en Papouasie.
Jakarta – Le ministre de l’Énergie et des Ressources minérales (ESDM), Bahlil Lahadalia, a annoncé une initiative majeure visant à éliminer les centrales électriques diesel (PLTD) à l’échelle nationale. Cette décision, prise lundi, est motivée par la volonté de contrer les fuites massives de diesel subventionné, un problème persistant qui affecte l’économie indonésienne.
Selon le ministre, les PLTD sont une source importante de fraude.
« L’énergie solaire n’est plus disponible et nous avons éteint tous les générateurs diesel à l’avenir. Pourquoi ? C’est la source de la fuite. »
Bahlil Lahadalia, ministre de l’Énergie et des Ressources minérales (ESDM)
Bahlil Lahadalia a illustré ses propos en évoquant des situations problématiques observées dans sa région d’origine, en Papouasie. Il a dénoncé des pratiques frauduleuses où les PLTD déclarent des heures de fonctionnement supérieures à la réalité.
« Surtout les PLTD de mon village. Ils ne fonctionnent que pendant 4 heures, rapportent 12 heures. Abu leke c’est pareil. Abu leke c’est ça. Alors maintenant nous commençons à tous les couper. »
Bahlil Lahadalia, ministre de l’Énergie et des Ressources minérales (ESDM)
Le gouvernement indonésien entend désormais privilégier le développement des énergies renouvelables, telles que l’énergie solaire, l’énergie hydraulique et l’énergie éolienne. Cette transition s’inscrit dans le cadre du Plan de développement de l’électricité (RUPTL) 2025-2035, qui prévoit un mix énergétique composé de 69,5 GW, dont 30 % proviendront du charbon et le reste d’énergies nouvelles et renouvelables.
Cette stratégie vise à assurer une production d’électricité plus durable et à réduire la dépendance du pays aux combustibles fossiles, tout en luttant contre la corruption et les pratiques illégales liées à la distribution du diesel subventionné.
(hrp/hns)
