Publié le 8 janvier 2026 19:59:00. Les défaillances d’entreprises allemandes de grande taille ont connu une augmentation spectaculaire l’année dernière, signalant une crise économique plus profonde qu’un simple ralentissement conjoncturel. Cette vague d’insolvabilités touche particulièrement les secteurs de la métallurgie et de l’automobile.
- Le nombre d’entreprises allemandes de plus de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires ayant déposé le bilan a augmenté d’environ 25 % en 2025, atteignant 471 cas.
- Ce chiffre représente une multiplication par presque trois par rapport à 2021.
- Les secteurs de la métallurgie, de l’équipement automobile et de l’électrotechnique sont les plus touchés.
L’économie allemande est confrontée à une situation préoccupante, bien plus grave qu’un simple refroidissement, selon une étude récente du cabinet de conseil Falkensteg. L’étude révèle une hausse significative des insolvabilités des grandes entreprises, un indicateur alarmant de la fragilité de l’appareil productif.
Jonas Eckhardt, auteur de l’étude, a déclaré au journal Welt :
« L’économie allemande ne ressent pas un mal de tête, mais une fièvre. Pour de nombreuses entreprises de taille moyenne, il ne s’agit plus simplement d’un ralentissement économique temporaire, mais d’une question de survie. Le ralentissement cyclique se transforme en un effondrement structurel. »
Jonas Eckhardt, auteur de l’étude
Plusieurs facteurs contribuent à cette crise. L’étude met en évidence les difficultés structurelles rencontrées par les secteurs de l’automobile et de l’ingénierie, la baisse de la consommation et les incertitudes géopolitiques. Malgré les programmes d’investissement publics mis en place par l’Allemagne, financés par l’émission de titres de créance, leur impact positif reste pour l’instant limité.
En 2025, les fabricants de produits métalliques ont enregistré le plus grand nombre de défaillances, avec 65 cas, soit une augmentation de plus de 33 % par rapport à 2024. Les équipementiers de l’industrie automobile ont également subi de lourdes pertes, avec 59 faillites. Le secteur de l’électrotechnique a connu la progression la plus rapide, avec une hausse de près de 77 %, pour atteindre 53 cas d’insolvabilité.
