Publié le 29 octobre 2025. Les États-Unis prévoient de réduire leur présence militaire dans la partie orientale de l’Europe, notamment en Roumanie, une décision qui s’inscrit dans une réorientation stratégique vers d’autres régions du monde.
- Washington entend suspendre les rotations de brigades américaines déployées dans plusieurs pays de l’OTAN.
- Environ 1 000 soldats américains ont déjà quitté la Roumanie et ne seront pas remplacés.
- Malgré ce retrait partiel, la Roumanie souligne la solidité de ses relations avec les États-Unis et la présence substantielle de forces de l’OTAN sur son territoire.
Le ministère roumain de la Défense a annoncé ce mardi que les États-Unis lui avaient notifié leur intention de réduire le nombre de leurs troupes stationnées dans la région orientale de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Cette décision concerne notamment la base aérienne de Mihail Kogalnicanu en Roumanie.
Selon les autorités roumaines, cette réorganisation s’explique par une volonté américaine de concentrer ses ressources sur ses propres frontières et sur la région indo-pacifique. « La décision américaine est de suspendre les rotations en Europe des brigades qui déploient des forces dans plusieurs pays de l’OTAN », a précisé le ministère dans un communiqué. Environ 1 000 soldats américains ont déjà été retirés de Roumanie au cours du dernier mois et ne seront pas remplacés.
Le ministre roumain de la Défense, Mosteanu, a tenu à rassurer l’opinion publique lors d’une conférence de presse. Il a souligné que les relations bilatérales avec les États-Unis restaient excellentes et que la présence militaire de l’OTAN en Roumanie demeurait importante, avec environ 3 500 soldats, dont une part significative de militaires américains.
« Il n’est pas réaliste de s’attendre à ce qu’une armée étrangère entière soit là pour nous protéger. Nous continuerons à investir dans l’armée roumaine. »
Mosteanu, ministre roumain de la Défense
La brigade américaine concernée par ces mouvements de troupes était déployée non seulement en Roumanie, mais également en Bulgarie, en Hongrie et en Slovaquie. L’armée américaine a affirmé que cette décision ne signalait en aucun cas un désengagement de l’Europe ou une diminution de son engagement envers l’OTAN.
Selon les informations disponibles, le nombre exact de soldats qui seront finalement retirés de la région n’a pas été divulgué. L’OTAN a également souligné que la présence accrue de ses propres forces dans la région orientale permettait aux États-Unis d’ajuster leur posture militaire.
