Washington – Le président américain Donald Trump a pris un décret, le 24 octobre, annulant les réglementations environnementales mises en place par l’administration Biden concernant les émissions polluantes des fonderies de cuivre. Cette décision, qui vise à alléger la charge des producteurs américains, suscite des inquiétudes quant à son impact sur la santé publique et l’environnement.
Les réglementations abrogées imposaient aux fonderies de réduire les rejets de polluants dangereux tels que le plomb, l’arsenic, le mercure, le benzène et les dioxines. La Maison Blanche justifie ce revirement en affirmant que ces restrictions auraient pu entraîner des fermetures d’usines, affaiblir l’industrie nationale et accroître la dépendance aux importations de cuivre.
« Imposer ces restrictions à une industrie déjà tendue accélérerait de nouvelles fermetures, affaiblirait la base industrielle du pays, risquerait de mettre en péril l’indépendance minière et augmenterait la dépendance à l’égard des installations de transformation étrangères », a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué.
Les États-Unis comptent seulement deux fonderies de cuivre, situées en Arizona et dans l’Utah. Ces installations sont exploitées par les géants miniers Freeport-McMoRan (FCX.N) et Rio Tinto (RIO.L), qui n’ont pour l’instant pas réagi à cette annonce.
Cette décision intervient après que M. Trump ait déclaré le cuivre une ressource essentielle pour la défense nationale, les infrastructures, les énergies propres et les nouvelles technologies, notamment les véhicules électriques. Une enquête a été lancée pour évaluer les risques pour la sécurité nationale liés à l’importation de cuivre, en vertu de l’article 232 de la loi sur l’expansion du commerce, et des droits de douane de 50 % ont été imposés sur certains cuivres importés.
La Maison Blanche a également annoncé une période de grâce de deux ans pour les fonderies concernées, leur permettant de s’adapter à la nouvelle réglementation.
