Publié le 12 décembre 2023 18h30. La nomination de Cinthia Ramírez Santillana à la tête de l’Institut national de radio et télévision du Pérou (IRTP) suscite des interrogations, notamment en raison d’une loi controversée obligeant les médias d’État à retransmettre intégralement les sessions du Congrès, une situation dénoncée comme une forme de propagande électorale financée par l’argent public.
- Cinthia Ramírez Santillana a été nommée à la tête de l’IRTP, l’organisme qui gère TV Pérou et Radio Nationale.
- Une loi récente impose aux médias d’État la diffusion intégrale des sessions plénières du Congrès.
- Des accusations de transferts de biens douteux pèsent sur Mme Ramírez et sa famille.
Rosa Maria Palacios a soulevé des inquiétudes concernant cette nomination et la loi qui l’accompagne lors de son émission “Sin Guion”. Elle a notamment mis en lumière les antécédents de Cinthia Ramírez, rappelant qu’elle avait transféré des biens en copropriété avec son partenaire au nom de ses filles. Après la fin de leur relation, le partenaire a tenté de récupérer ces biens, mais l’un d’eux avait déjà été cédé à l’époux de la fille.
Selon Palacios, cette situation soulève des questions sur les motivations de ces transferts de propriété.
« La fille de Mme Robertina Santillana, Mme Santillana, ancienne députée d’APP, a transféré une série de biens qui n’appartenaient pas seulement à elle, mais aussi à son partenaire, qu’elle avait également employé comme conseiller. Ces biens ont été transférés à ses filles, dont Cinthia Ramírez. On ne sait pas clairement ce qu’elle cherchait à dissimuler, mais c’est ce qui s’est passé. »
Rosa Maria Palacios
La nouvelle directrice de l’IRTP est également accusée de vol, ce qui, selon Palacios, est particulièrement préoccupant compte tenu de son rôle dans la gestion de TV Pérou et Radio Nationale. La loi en question, qui impose la retransmission intégrale des sessions du Congrès, est perçue comme une opportunité pour les législateurs en campagne de réélection de bénéficier d’une couverture médiatique gratuite.
Palacios a souligné que le National doit diffuser les séances plénières du Congrès sans interruption, même si le Parlement dispose déjà de sa propre chaîne câblée.
« En pratique, cela fonctionne comme un créneau électoral gratuit : les nouvelles du Congrès servent de propagande pour une Législature dans laquelle la majorité cherche à être réélue, le tout financé avec de l’argent public. »
Rosa Maria Palacios
M. Jerí a précisé que Mme Ramírez préside une institution regroupant 200 stations de radio à travers le pays, ce qui témoigne de sa connaissance du secteur. Cependant, l’impact de cette nouvelle nomination sur l’indépendance des médias d’État et la transparence du processus électoral reste une source d’inquiétude.


