Home NouvellesJerí décrètera l’état d’urgence pour demander le soutien des forces armées. dans les provinces frontalières avec le Chili | International

Jerí décrètera l’état d’urgence pour demander le soutien des forces armées. dans les provinces frontalières avec le Chili | International

by Nicolas Lefèvre

Publié le 24 novembre 2025 à 03:46:00. Face à une insécurité croissante, le président péruvien par intérim, José Jeri, a annoncé le déploiement de l’armée dans les provinces frontalières du sud du Pérou, en particulier celles limitrophes du Chili, et la mise en œuvre d’un plan multisectoriel pour renforcer la surveillance des frontières.

  • Le président Jeri attribue l’insécurité actuelle à un manque de contrôle des frontières.
  • Un état d’urgence sera décrété dans les provinces frontalières du Chili afin de solliciter le soutien des forces armées.
  • Une proposition de modification du Code pénal, visant à sanctionner la divulgation d’informations confidentielles par des fonctionnaires, suscite la polémique et est critiquée par les journalistes.

Lors d’une visite officielle à Tacna, ville frontalière avec le Chili, José Jeri a insisté sur la nécessité de renforcer la présence de l’État aux frontières et de considérer ces zones comme des points stratégiques pour le développement. Il a dénoncé un manque de surveillance et de contrôle, estimant que des tâches pourtant simples n’avaient pas été réalisées.

« Une grande partie de l’insécurité que nous connaissons aujourd’hui est précisément due au fait que nous n’avons pas correctement surveillé et protégé nos frontières. Par conséquent, il doit y avoir une autorité qui veille à ce que tout fonctionne bien », a déclaré le président par intérim.

Pour mettre en œuvre cette stratégie, le gouvernement péruvien prévoit de décréter l’état d’urgence dans les provinces frontalières du Chili, ce qui permettra de mobiliser l’armée pour soutenir les forces de l’ordre. Le président Jeri a annoncé cette décision sur son compte personnel sur les réseaux sociaux, précisant qu’un programme d’intervention multisectoriel sera lancé, en commençant par Tacna.

« Nous devons permettre que nos frontières soient considérées comme des égouts et que l’État ait une réelle présence génératrice d’impact et de développement. »

José Jeri, président péruvien par intérim

Par ailleurs, le gouvernement de transition a demandé au Congrès d’approuver des modifications législatives concernant la sécurité des citoyens et la lutte contre le crime organisé. Parmi ces propositions, figure une modification du Code pénal visant à pénaliser la divulgation d’informations confidentielles par des fonctionnaires. Cette mesure a été vivement critiquée par l’Association nationale des journalistes du Pérou (ANP), qui y voit une forme de censure et une atteinte à la liberté d’information.

José Jeri a tenu à clarifier que cette proposition ne visait pas à restreindre la liberté de la presse, mais à protéger les informations classifiées et sensibles utilisées dans le cadre des opérations de renseignement. Il a souligné que la presse serait invitée à exprimer son opinion et à contribuer à la définition d’un cadre juridique équilibré.

« Nous essayons de protéger les informations qui sont réservées et classifiées. Nous travaillons actuellement sur le renseignement et l’information (…) la presse va être appelée à exprimer son opinion et à se conformer au véritable objectif de cette loi. »

José Jeri, président péruvien par intérim

La mise en œuvre de ce plan multisectoriel et le déploiement de l’armée dans les zones frontalières devraient permettre de renforcer la sécurité et de lutter contre les activités illégales, telles que le trafic de drogue et la contrebande. Le gouvernement péruvien espère ainsi rétablir l’autorité de l’État et favoriser le développement économique des régions frontalières.


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