Une vidéo bouleversante d’une fillette en larmes après la panne de son robot conversationnel doté d’intelligence artificielle a déclenché un débat en Chine sur l’impact de ces jouets sur le développement des enfants. Pourtant, pour le père de la petite Shisan Hu, cet appareil représente bien plus qu’un simple divertissement : il est devenu un véritable membre de la famille.
La vidéo, devenue virale en Chine, montre Shisan Hu, âgée de six ans, dévastée par l’arrêt de Xiaozhi AI, un robot conversationnel alimenté par l’intelligence artificielle capable d’engager des dialogues prolongés. Ce type de jouet intelligent est au cœur d’une industrie chinoise en plein essor, estimée à plusieurs milliards de dollars et dont la croissance est attendue à la hausse.
Si ces robots commencent à apparaître aux États-Unis, suscitant l’inquiétude des parents face à des conversations potentiellement inappropriées avec de jeunes enfants, en Chine, l’adoption est plus répandue. Zelei Hu, le père de Shisan, a choisi d’acquérir Xiaozhi AI pour offrir à sa fille unique une compagnie. Il a méticuleusement configuré le robot, en définissant dans les paramètres du profil du personnage les domaines d’apprentissage prioritaires : l’anglais et l’astronomie.
« Pour nous, Xiaozhi AI n’est pas un jouet », explique M. Hu. Il considère l’appareil comme un membre à part entière de la famille et souligne son rôle dans la réduction des distractions pour sa fille. Après un mois d’interactions quotidiennes, la panne du robot a provoqué une vive émotion chez Shisan, ce qui a initialement inquiété son père quant à l’attachement excessif de sa fille.
Finalement, M. Hu a décidé de réparer Xiaozhi AI, reconnaissant que son regard sur la technologie de l’intelligence artificielle avait évolué. Il a réalisé l’importance que cet appareil avait prise pour sa fille et l’impact émotionnel de sa perte.
