Crémieu se prépare à un hommage poignant à Zaïa Binet, l’aide-soignante tragiquement décédée le 19 novembre. Une marche blanche est organisée ce dimanche 30 novembre à 15 heures pour témoigner du soutien à sa famille et dénoncer les violences faites aux femmes.
Le cortège partira de l’Ehpad Jeanne-de-Chantal, l’établissement où Zaïa Binet exerçait, et où l’émotion reste palpable. Les professionnels décrivent un personnel profondément affecté par cette perte, mais uni dans sa volonté de voir la vérité éclater.
« Face à cette tragédie, les professionnels de l’établissement, bouleversés mais déterminés, se sont unis dans un seul et même combat : que justice soit rendue. La mémoire de Zaïa mérite la vérité, toute la vérité », a déclaré la direction de l’Ehpad dans un communiqué.
L’enquête a rapidement orienté les soupçons vers le compagnon de la victime, Nicolas F., employé d’un crématorium de l’agglomération lyonnaise. Il a avoué avoir poussé Zaïa lors d’une dispute à leur domicile de L’Isle-d’Abeau, puis avoir dissimulé son corps dans une housse avant de l’incinérer dans sa voiture, dans le but de faire croire à un accident ou à un suicide.
Mis en examen pour meurtre sur conjoint le 23 novembre, Nicolas F. a été placé en détention provisoire. Les enquêteurs ont reconstitué le déroulement des faits, révélant une tentative de masquer un acte criminel.
Les proches de Zaïa Binet invitent tous ceux qui souhaitent rendre hommage à la jeune femme à participer à la marche blanche, en portant des vêtements blancs, agrémentés d’une touche de violet, symbole de la lutte contre les féminicides. « Une touche de violet, pour rappeler la lutte contre les féminicides », ont-ils précisé dans un communiqué.
L’Ehpad souligne l’importance d’un accompagnement respectueux pour ses équipes, tout en préservant un climat de recueillement en attendant les conclusions de l’enquête. Chaque nouvelle information judiciaire, selon l’établissement, ravive une « blessure à vif » au sein du personnel, plongé dans une « douleur immense et un profond désarroi » depuis le drame.
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