Publié le 28 décembre 2025 19:25:00. Alors que l’été bat son plein en Argentine, le gouvernement de Javier Milei affiche un visage partagé : si l’austérité reste le maître-mot affiché, une certaine flexibilité est observée dans les projets de vacances de ses ministres, contrastant avec la rigueur initiale.
- Le président Javier Milei ne prévoit pas de vacances et se rendra en Suisse en janvier pour participer au Forum de Davos.
- La plupart des ministres devraient réduire leur temps de repos, concentrant leurs congés sur la première quinzaine de janvier ou renonçant à en prendre du tout.
- Plusieurs membres du gouvernement, dont Sandra Pettovello (Capital Humain) et Alexandra Monteoliva (Sécurité), ont annoncé qu’ils ne partiraient pas en vacances.
Pour la première fois depuis l’arrivée de Javier Milei à la présidence, l’administration libertaire semble moins intransigeante quant aux départs en vacances de ses ministres. Alors que le gouvernement met l’accent sur l’austérité et la gestion rigoureuse, même en période estivale, un assouplissement des règles est perceptible, contrastant avec les critiques adressées à l’opposition pour ses déplacements dans des destinations prisées.
Si l’image d’une équipe gouvernementale travaillant sans relâche est toujours privilégiée, plusieurs ministres envisagent de prendre quelques jours de repos, principalement durant la première quinzaine de janvier. D’autres, en revanche, ont d’ores et déjà annoncé qu’ils ne quitteraient pas Buenos Aires, conscients que chaque geste est scruté par l’opinion publique et les opposants.
Javier Milei, lui, ne devrait pas s’absenter. Concentré sur la mise en œuvre de ses réformes, il se rendra en Suisse en janvier pour participer au Forum de Davos, qui se tiendra du 19 au 23 janvier. Cette participation confirme l’importance accordée par le président à la scène internationale et à la recherche de soutiens pour ses politiques.
Au moment de la publication de cet article, les ministres Victoria Villarruel (Vice-présidente), Luis Caputo (Économie), Carlos Presti (Défense), Mariano Cúneo Libarona (Justice) et Pablo Quirno (Affaires étrangères) n’avaient pas communiqué de détails concernant leurs projets de vacances.
Manuel Adorni, chef de cabinet, ne prévoit aucun voyage en janvier, se contentant de réduire la fréquence de ses apparitions publiques. Diego Santilli, ministre de l’Intérieur, restera également à Buenos Aires pour poursuivre ses rencontres avec les gouverneurs, après avoir contribué à l’approbation du premier budget de l’ère Milei. Il espère ainsi obtenir de nouveaux soutiens pour la réforme du travail, qui sera examinée au Congrès en février.
Sandra Pettovello, ministre du Capital Humain, ne prendra pas de vacances pour la troisième année consécutive. Elle effectuera toutefois une visite officielle à Singapour, financée par des organisations internationales, pour étudier les systèmes pédagogiques locaux.
Mario Lugones, ministre de la Santé, reprendra ses fonctions le 6 janvier après une période de vacances débutée le 23 décembre. Federico Sturzenegger, ministre de la Déréglementation, fera une pause avec sa famille, mais devra rapidement se concentrer sur la finalisation des réformes à soumettre au Congrès.
Alexandra Monteoliva, nouvelle ministre de la Sécurité, ne prévoit pas de vacances prolongées, envisageant au maximum un week-end dans sa ville natale de Cordoue.
Daniel Scioli, secrétaire au Tourisme, suivra de près le déroulement des vacances, avec des « attentes positives » concernant l’occupation et la consommation. Il prévoit de faire une tournée sur la côte atlantique et de réaliser son traditionnel « Test de Bristol », une promenade sur la plage de Mar del Plata pour évaluer le climat social.
Fin novembre, des sources gouvernementales avaient déjà fait état d’une certaine flexibilité concernant les vacances des ministres, après une période initiale marquée par une ligne dure en matière d’austérité. Cette évolution avait contraint certains responsables à annuler des voyages prévus.
