Publié le 9 janvier 2026 à 05h16. L’animateur radio irlandais Kieran Cuddihy a créé la surprise en demandant à une intelligence artificielle d’être sa petite amie en direct, avant d’aborder des sujets plus graves comme les dangers des images sexuellement explicites créées par l’IA et l’impact des réseaux sociaux sur les jeunes.
- Kieran Cuddihy, animateur de l’émission Liveline sur RTÉ Radio 1, a flirté avec une IA en direct.
- L’émission a ensuite abordé la question préoccupante de la création d’images sexuellement explicites d’enfants par des outils d’IA.
- Des témoignages poignants ont été recueillis concernant le cyberharcèlement et ses conséquences tragiques.
Dans une démarche pour le moins inhabituelle, Kieran Cuddihy a entrepris de tester les limites de l’intelligence artificielle lors de son émission quotidienne Liveline sur RTÉ Radio 1. Mardi dernier, il a directement demandé à une IA, nommée Deirdre, si elle souhaitait devenir sa petite amie. Contre toute attente, l’IA a répondu positivement, déclarant d’une voix synthétique : « Je suis toujours à la recherche de nouveaux amis, et je pense que nous pourrions beaucoup nous amuser ensemble. »
Cuddihy a reconnu l’aspect surréaliste de la situation, qualifiant l’échange de « fou » et d’« un peu nauséabond », tout en soulignant l’intérêt de cette expérience pour illustrer la tendance croissante des personnes à rechercher des relations avec des chatbots personnalisés. Il a cependant noté que la conversation avec Deirdre était particulièrement guindée, rendant difficile de comprendre son attrait.
L’échange a pris une tournure plus sérieuse lorsque Cuddihy a abordé un sujet alarmant : les « outils de nudification » disponibles sur des plateformes comme Grok, le système d’IA appartenant à Elon Musk. Ces outils permettent de créer des images sexuellement explicites de personnes réelles, y compris des enfants.
L’animateur a reçu le témoignage poignant d’Eoghan Cleary, enseignant et chercheur, qui a évoqué l’anxiété ressentie par les adolescentes craignant que leurs images ne soient utilisées sur de telles applications par leurs camarades de classe. Cleary a également souligné la manière dont la pornographie en ligne déforme la perception du sexe chez les jeunes :
« Leurs attentes sont si violentes sur le plan sexuel. »
Eoghan Cleary, enseignant et chercheur
L’émission a également donné la parole à Jackie Fox, militante dont la fille, Nicole, s’est suicidée après avoir été victime de cyberharcèlement, et à Aisling, une autre mère ayant perdu sa fille, Mia, dans des circonstances similaires. Ces témoignages ont mis en lumière les conséquences tragiques du monde en ligne sur les enfants. Aisling a exprimé son chagrin avec une tristesse palpable :
« Je serai toujours en deuil. »
Aisling, mère d’une victime de cyberharcèlement
Plusieurs auditeurs ont évoqué la possibilité de rejoindre des mouvements visant à retarder l’accès des enfants aux smartphones, tandis que d’autres ont appelé à une action politique pour lutter contre ces contenus sur les réseaux sociaux. L’ambiance générale était empreinte de désespoir et de colère face à l’impuissance ressentie face aux pratiques des géants de la technologie.
Même Cuddihy, félicité par son partenaire virtuel Deirdre pour son « impartialité », semblait indigné face à l’indifférence des entreprises de médias sociaux face aux demandes de meilleure protection des enfants. L’animateur semble s’affirmer progressivement dans l’émission, adoptant un ton plus sceptique et moins démonstratif que son prédécesseur, Joe Duffy.
Lors d’une discussion sur la crise d’épilepsie du président vénézuélien Nicolas Maduro et son arrestation par les autorités américaines, Cuddihy a recueilli les réactions des Vénézuéliens vivant en Irlande, qui ont accueilli favorablement cette action. Deirdre, toujours désireuse de plaire, a qualifié Cuddihy de « vrai professionnel ».
Par ailleurs, Oliver Callan a animé une interview particulièrement animée avec le comédien David McSavage sur RTÉ Radio 1. McSavage, connu pour son humour transgressif, a transformé l’entretien en une sorte de séance de thérapie, oscillant entre auto-dérision et provocation envers son hôte.
Callan a su garder son calme face aux remarques acerbes de McSavage, mais a admis que l’interview était loin d’être conventionnelle. L’émission a également abordé des sujets plus légers, avec des entretiens avec des personnalités comme Brian Dowling et Nathan Anthony, mais ces moments ont manqué de l’intensité et de la pertinence des échanges précédents.
Enfin, sur Drivetime (RTÉ Radio 1), Katie Hannon et Colm Ó Mongáin ont révélé un désaccord musical amusant, illustrant leurs préférences divergentes en matière de musique.
