Une délégation américaine de haut niveau, dirigée par le directeur de la National Clandestine Service (agence centrale de renseignement américaine), John Ratcliffe, s’est rendue à Caracas, au Venezuela, le 23 septembre 2020 pour une rencontre surprise avec Delcy Rodríguez, figure clé du gouvernement de Nicolás Maduro. Cette visite, la première d’un responsable américain de ce rang depuis l’automne dernier, intervient dans un contexte de tensions persistantes mais aussi de signes d’ouverture potentielle entre Washington et Caracas.
Selon un responsable de l’administration Trump, cité sous couvert d’anonymat, l’objectif principal de cette rencontre était de transmettre un message clair : les États-Unis souhaitent une amélioration des relations bilatérales. « Sous la direction du président Trump, le directeur Ratcliffe s’est rendu au Venezuela pour rencontrer la présidente par intérim Delcy Rodríguez et lui transmettre le message selon lequel les États-Unis attendent avec impatience une amélioration des relations de travail », a-t-il précisé.
La discussion a également porté sur des opportunités de collaboration économique et sur la nécessité pour le Venezuela de ne plus servir de refuge à des acteurs hostiles aux intérêts américains, notamment les narcotrafiquants. Cette visite fait suite à une récente opération militaire américaine qui a conduit à la saisie de biens appartenant à Maduro et à son épouse, moins de deux semaines auparavant.
De manière notable, cette initiative diplomatique s’est déroulée le même jour où Maria Corina Machado, une figure de l’opposition vénézuélienne, a remis à Donald Trump son prix Nobel de la paix lors d’une cérémonie à la Maison Blanche. Le président Trump a jusqu’à présent soutenu Delcy Rodríguez, ancienne vice-présidente de Maduro et auparavant une critique virulente du dirigeant, dans l’espoir de maintenir la production pétrolière vénézuélienne.
Des sources américaines qualifient cette visite de « mesure de renforcement de la confiance », destinée à ouvrir la voie à une communication continue entre Washington et Caracas. La démarche a été coordonnée entre la Maison Blanche, le Département d’État et le Pentagone, soulignant l’importance accordée à cette initiative par l’administration américaine.
