L’intervention américaine au Venezuela, et plus particulièrement la capture du président Nicolás Maduro début janvier, suscite de vives inquiétudes quant aux motivations réelles de Washington. L’opposant vénézuélien Diego Arria critique une approche qu’il juge trop axée sur les ressources pétrolières du pays.
S’exprimant depuis Miami, en Floride, Diego Arria a exprimé son désaccord face à la priorité donnée aux questions énergétiques par l’administration Trump, plutôt qu’à la libération des prisonniers politiques et à la restauration des libertés fondamentales. Il a déclaré : « J’étais très préoccupé par le fait que le président ne parle pas de récupération de la liberté (…) de libération des prisonniers politiques, mais parle fondamentalement de pétrole. »
L’opposant s’est également dit inquiet de la collaboration de l’administration américaine avec Delcy Rodriguez, désormais présidente par intérim du système chaviste. « Quand je vois Miss Rodriguez entourée de toute l’équipe de M. Maduro, je commence à être très inquiet », a-t-il confié.
Interrogé sur Maria Corina Machado, figure de l’opposition et lauréate du prix Nobel de la paix, Diego Arria a contredit les affirmations selon lesquelles elle manquerait de soutien populaire. Il a affirmé : « Elle a le soutien de plus de 70 pour cent des Vénézuéliens. »
