Publié le 25 décembre 2025 à 15h39. Une croix en bois a fait son apparition le long de l’autoroute A6, à la place de la sculpture controversée De Tong (La Langue), avant d’être à nouveau retirée par les autorités provinciales.
- Un groupe anonyme a installé une croix en bois sur le socle de l’ancienne sculpture De Tong.
- Les auteurs de cet acte affirment vouloir adresser un message symbolique à l’approche de Noël.
- La province du Flevoland a retiré la croix, mettant fin à une série d’événements autour de cette œuvre d’art.
La sculpture De Tong, initialement nommée La Langue de Lucifer, a suscité de vives réactions depuis sa création en 1992. Commandée par la province du Flevoland à l’artiste Ruud van de Wint, cette œuvre en fil de cuivre (9 mètres de haut) a été endommagée par les intempéries en 2020, puis démantelée par des vandales qui ont progressivement retiré ses éléments constitutifs. Sa restauration et son remplacement ont fait l’objet de contestations, notamment de la part de groupes religieux et d’agriculteurs locaux.
Selon les auteurs de l’installation de la croix, leur démarche visait à remplacer un symbole qu’ils considéraient comme une provocation envers la foi chrétienne. Ils ont expliqué :
« L’idée était de laisser un joli message à Noël. »
Porte-parole du groupe anonyme
Ils ont également fait référence à un verset biblique de Philippiens 2, accroché à la croix, qui souligne la reconnaissance de Jésus-Christ comme Seigneur.
La province du Flevoland avait autorisé, la semaine dernière, l’étude d’une proposition de remplacement de la sculpture pour le premier trimestre 2026. Gijs van de Wint, le fils de l’artiste, a exprimé le souhait que l’œuvre soit restaurée à son emplacement d’origine. Cependant, les auteurs de l’installation de la croix ne partagent pas cet avis.
L’histoire de De Tong est marquée par des controverses et des actes de vandalisme. En février 2023, la sculpture restaurée avait été remise en place, mais elle a rapidement été la cible de dégradations répétées. Une pétition signée par plus de mille personnes s’était élevée contre son retour, arguant qu’elle représentait le diable raillant Dieu. Cette pétition est disponible ici.
Ce matin, la province a retiré la croix en bois, mettant fin à cette nouvelle manifestation. Le socle de l’œuvre d’art est à nouveau vide, laissant planer l’incertitude quant à son avenir.
