Publié le 3 janvier 2026. Le président argentin Javier Milei ambitionne de créer un bloc régional de gouvernements de droite en Amérique latine, dans le but affiché de contrer l’influence des idéologies socialistes.
- Javier Milei travaille à la formation d’un regroupement d’une dizaine de pays d’Amérique latine.
- Ce bloc inclurait des dirigeants actuels et futurs, notamment au Chili, en Bolivie, en Équateur, au Paraguay et au Salvador.
- Milei dénonce le « cancer du socialisme » sous toutes ses formes et met en avant une vague de victoire de la droite dans la région.
Dans une interview accordée à CNN, Javier Milei a révélé son projet de constituer un front régional de gouvernements de droite. L’objectif, selon ses propres termes, est de « promouvoir les idées de liberté et de lutter contre le cancer du socialisme dans ses différentes versions ». Cette initiative s’appuie sur le contexte politique actuel de l’Amérique latine, marqué par une progression des forces de droite et de centre-droit.
Le président argentin envisage d’intégrer à ce potentiel conglomérat des figures politiques telles que Rodrigo Paz (Bolivie), Daniel Noboa (Équateur), Santiago Peña (Paraguay), Nayib Bukele (El Salvador), Tito Asfura (Honduras) et José Antonio Kast, qui prendra ses fonctions au Chili le 11 mars. « Nous n’avons pas encore trouvé de nom, mais un groupe de dix pays est déjà concerné et nous allons continuer à progresser », a-t-il précisé.
« Notre proposition sera d’adopter les idées de liberté et de lutter contre le cancer du socialisme dans ses différentes versions : qu’il s’agisse du socialisme du 21e siècle ou du *woke*, sans parler des versions les plus extrêmes. »
Javier Milei, président argentin
Milei a également salué les récents succès électoraux de la droite dans la région. « Il semble que l’Amérique latine se soit réveillée du cauchemar du socialisme du 21e siècle », a-t-il déclaré, ajoutant que les populations prennent conscience que cette idéologie est une « farce » et une « histoire larmoyante, mensongère et trompeuse » qui permet à des groupes de pouvoir de s’enrichir au détriment de la population. Il a souligné que cette approche a échoué partout où elle a été appliquée.
L’année 2026 s’annonce riche en échéances électorales en Amérique latine, avec cinq pays appelés à renouveler leur président, selon le quotidien espagnol El País. Il s’agit du Costa Rica et d’Haïti en Amérique centrale, du Pérou (actuellement dirigé par l’intérimaire José Jerí), ainsi que du Brésil et de la Colombie, actuellement gouvernés par des présidents de gauche.
