Publié le 30 octobre 2023 19h15. Une vive altercation a opposé le président de l’Association Nationale de Football Professionnel (ANFP), Pablo Milad, au journaliste sportif Juan Cristóbal Guarello sur les ondes de Radio Agricultura, concernant les circonstances du départ de l’ancien sélectionneur de l’équipe nationale chilienne, Reinaldo Rueda.
- Pablo Milad nie avoir limogé Reinaldo Rueda, affirmant que ce dernier a pris la décision de rejoindre la sélection colombienne de son propre chef.
- Juan Cristóbal Guarello accuse Milad de ne pas être transparent et de déformer la réalité, pointant du doigt une possible compensation financière versée à Rueda.
- La discussion a également porté sur les échecs successifs des différents entraîneurs ayant dirigé l’équipe nationale chilienne ces dernières années.
L’échange, particulièrement tendu, s’est déroulé lors d’une émission de Radio Agricultura, où Juan Cristóbal Guarello a directement interrogé Pablo Milad sur les raisons du départ de Reinaldo Rueda. Le journaliste a ouvertement remis en question la version officielle des faits, suggérant que l’ANFP avait poussé Rueda vers la sortie sans avoir identifié de successeur.
« Pourquoi avoir mis fin au contrat de Rueda sans avoir un autre entraîneur prêt ? », a demandé Guarello. Milad a immédiatement réfuté cette accusation :
« C’est un mensonge. Je n’ai jamais viré Rueda. »
Pablo Milad, président de l’ANFP
Malgré l’insistance du journaliste, le président de l’ANFP a maintenu sa position, se défendant bec et ongles contre les allégations portées à son encontre.
« C’est un mensonge. Si vous voulez, posons la question quand vous voulez, tous les deux ensemble, parce que je n’aime pas les mensonges. Non, non, non. C’est un mensonge. Il n’a jamais été licencié parce qu’il aurait reçu une compensation. »
Pablo Milad, président de l’ANFP
Guarello a ensuite avancé l’argument selon lequel il existe des méthodes pour inciter un entraîneur à partir, évoquant notamment la possibilité de « retirer le tapis sous ses pieds ». Milad a continué de se défendre, expliquant qu’il avait toujours soutenu Rueda et que ce dernier lui avait personnellement fait part de son intérêt pour le poste de sélectionneur colombien.
Selon Milad, c’est même le président de la Fédération Colombienne de Football qui l’a contacté pour discuter de la possibilité d’engager Rueda.
« Il a décidé d’aller en Colombie. Personne n’a jamais fait pression sur lui pour qu’il parte. Et aucune compensation n’a été versée, absolument rien n’a été payé. Vous dites que vous l’avez licencié. Quelles preuves devez-vous fournir ? Il n’y est jamais allé, car il est arrivé dans un autre répertoire. J’ai eu une très bonne relation avec lui, très proche, avec beaucoup de confiance et beaucoup de communication. Ce n’est pas le cas. C’est sa version. »
Pablo Milad, président de l’ANFP
La discussion a pris une tournure plus personnelle lorsque Milad a reproché à Guarello de diffuser des informations erronées et de ne pas les corriger.
« Vos sources ont toujours tort. Elles déforment toujours. Vous ne clarifiez pas, parce que quand vous vous trompez, vous ne corrigez jamais. »
Pablo Milad, président de l’ANFP
Guarello a répondu qu’il ne pouvait pas révéler ses sources et qu’il n’avait pas eu l’occasion de les interroger.
Enfin, Guarello a élargi le débat en évoquant les démissions successives de Lasarte et Berizzo, ainsi que les récentes tentatives d’engagement de Gareca, interrogeant Milad et son conseil d’administration sur la gestion globale de la sélection nationale. Milad a défendu son bilan, soulignant la baisse de performance de l’équipe et les difficultés rencontrées malgré la présence de joueurs talentueux.
