Mis à jour le vendredi 19 décembre à 12h42. Le gouvernement norvégien a officiellement lancé les travaux d’une commission chargée de réformer le système fiscal, avec l’objectif de parvenir à un accord multipartite sur une politique fiscale plus prévisible et équitable.
- Une commission fiscale, présidée par Eigil Knutsen, a été nommée pour évaluer les changements nécessaires au système fiscal norvégien.
- Le Parti conservateur, le Parti libéral et le KrF ont accepté de participer aux travaux, à condition que la commission examine également les possibilités de réductions d’impôts.
- Le FRP (Parti du progrès) a choisi de ne pas participer, estimant qu’une commission est inutile et qu’un accord direct entre les partis est préférable.
La commission, composée d’économistes et de représentants des différents partis politiques du Storting (parlement norvégien), a pour mission de préparer un terrain d’entente pour un nouveau système fiscal qui puisse obtenir le soutien d’une large majorité des forces politiques. Cette initiative intervient après des mois de discussions et de tentatives de consensus sur la question fiscale.
L’ancien député Eigil Knutsen, issu du parti travailliste (Ap) et ayant présidé la commission des finances du Storting, dirigera les travaux. Il a été porte-parole de son parti en matière de politique budgétaire.
« Plus il y a de troubles, plus il est important de créer de la prévisibilité ici chez nous »,
Jens Stoltenberg, ministre des Finances
C’est en mars dernier que Jens Stoltenberg avait lancé l’idée d’un vaste accord fiscal, soulignant la nécessité d’un système fiscal plus stable et prévisible pour les entreprises et les familles. Le gouvernement travailliste a finalement obtenu le soutien d’une majorité des partis du Storting pour mettre en œuvre ce projet.
Le Parti conservateur a toutefois exprimé des réserves, estimant qu’il était essentiel d’examiner les possibilités de baisses d’impôts dans le cadre de toute réforme.
« Il est trop tôt pour dire s’il est possible de parvenir à un accord fiscal »,
Nikolai Astrup, Parti conservateur
Le FRP, quant à lui, a critiqué l’initiative, jugeant qu’elle était vouée à l’échec et qu’un accord multipartite était improbable. Hans Andreas Limi, chef adjoint du FRP, a déclaré que le gouvernement devait choisir entre des augmentations d’impôts avec les partis de gauche ou des réductions d’impôts avec le FRP.
Parallèlement à la commission fiscale, le gouvernement a également mis en place une commission chargée de réviser la loi sur le financement des partis politiques, vieille de 20 ans. Cette commission, présidée par Bård Vegar Solhjell, ancien ministre et actuel directeur général de l’association NHO Fornybar Norge, examinera notamment les règles de financement des partis et la transparence de leurs revenus.
Voici la liste complète des membres de la commission fiscale :
- Lars Erik Bartnes, directeur général, Bærum
- Jan Joachim Meidell Bjerke, avocat, Oslo
- Ole-Andreas Elvik Næss, professeur assistant, Bergen
- Ingrid Nergaard Fjeldstad, secrétaire de groupe, Bergen
- Jon Gunnar Pedersen, associé, Larvik
- Astrid-Kristine Hauge Rambøl, analyste, Oslo
- Ragnhild Camilla Schreiner, professeure agrégée, Oslo
- Hans Olav Syversen, responsable des relations avec les autorités, Oslo
- Hilde Thorstad, avocate, Oslo
- Torkil Vederhus, développeur informatique, Oslo
- Camilla Bakken Øvald, professeure agrégée, Oslo
