Publié le 18 janvier 2026 à 23h35. La nouvelle chanson « Las Damas y el Vagabundo » de María León et Julia Medina célèbre une fraternité féminine puissante, transformant la douleur de la tromperie en un hymne à la complicité et à l’amitié.
- La chanson est née d’un camp d’écriture pour le Benidorm Fest, le festival de sélection espagnol pour l’Eurovision.
- María León a invité Julia Medina à collaborer, reconnaissant une alchimie musicale et humaine immédiate.
- Le duo aborde un sujet rarement exploré dans la musique : la solidarité féminine face à l’infidélité.
Loin des récits de rivalité souvent associés à l’amour partagé, « Las Damas y el Vagabundo » propose une alternative inspirante. La chanson, interprétée par María León et Julia Medina, met en lumière la force qui émane de l’empathie et du soutien mutuel entre femmes confrontées à la trahison.
L’histoire de cette collaboration inattendue a débuté lors d’un camp d’écriture organisé dans l’espoir de dénicher des titres pour le Benidorm Fest. María León, consciente de la compétition acharnée – près de 900 chansons ont été soumises – abordait ce processus sans attentes particulières.
« J’ai dit : ‘Eh bien, cela peut arriver ou non’. Une fois qu’ils m’ont dit qu’une des chansons que j’avais écrites avait été choisie pour le Benidorm Fest, eh bien, j’étais heureuse »
María León, chanteuse
La sélection de sa chanson a marqué un premier succès, mais une question subsistait : le morceau ne semblait pas destiné à être interprété seule. María León a alors pensé à Julia Medina, dont elle avait croisé le chemin grâce à Pablo Cebrián, co-auteur de la chanson avec Teresa Ferrer et ATY, qui produisait l’album de Julia.
Dès leur rencontre, une connexion évidente s’est établie.
« Il y avait beaucoup d’alchimie, il y avait beaucoup de bonnes vibrations »
María León, chanteuse
L’invitation à collaborer s’est imposée naturellement. Julia Medina, reconnue pour sa sensibilité artistique et son intégrité, semblait être la partenaire idéale pour donner vie à ce message de sororité.
« Elle chante comme une déesse, elle compose super intelligemment, super honnêtement, avec beaucoup d’amour. Et en plus, il y avait beaucoup de bonne alchimie. »
María León, chanteuse
Leur duo est ainsi devenu le symbole d’une nouvelle approche, où la compétition cède la place à la collaboration et où la vulnérabilité est perçue comme une force.
« Las Damas y el Vagabundo » résonne avec une expérience universelle : celle des femmes confrontées à l’infidélité. La chanson offre un espace de réconfort et de compréhension, où la douleur partagée devient plus supportable. Julia Medina souligne l’importance de ces moments de confidence entre amies, où le soutien est inconditionnel.
« Cela m’arrive quand je bois une bière avec mes amis et que je leur parle de n’importe quel problème qui m’inquiète beaucoup. S’ils sont là, s’ils me soutiennent, s’ils m’écoutent et s’ils me conseillent, je sens que je suis inarrêtable et que je peux tout résoudre »
Julia Medina, chanteuse
Elle insiste sur la nécessité de s’unir pour faire face aux défis de la vie, qu’il s’agisse des relations amoureuses, du monde du travail ou des injustices sociales.
« Nous devons profiter de cette énergie et de ces forces que les femmes ont parmi nous pour cela même, dans ce cas (de la chanson) pour ordonner qu’un homme qui nous a baisées toutes les deux soit considéré comme acquis, un cafard. Mais dans n’importe quel domaine, dans les métiers qui ont un patron ennuyeux, nous devons nous unir. Les choses changent beaucoup et les femmes travaillent de plus en plus ensemble. »
Julia Medina, chanteuse
María León renchérit, soulignant la pression constante qui pèse sur les femmes pour qu’elles soient fortes et invulnérables.
« Quand une femme nage tout le temps à contre-courant, si vous seul dites : ‘Je peux’, imaginez ce que c’est que d’avoir quelqu’un à vos côtés pour soutenir vos rêves, vos projets et votre force. »
María León, chanteuse
Elle explique qu’il est temps de briser les tabous et d’accepter la vulnérabilité comme une force.
Leur collaboration au Benidorm Fest revêt une signification particulière. María León souligne que, dans un secteur souvent marqué par la compétition entre femmes, leur duo est un message fort.
« Tout le temps, ils nous font rivaliser les uns avec les autres, quand ce n’est pas nécessaire. Nous devrions nous unir et avoir deux femmes avec des carrières parallèles, qui ont travaillé dur pour être là où nous sommes, chantant ensemble et se soutenant sur une scène aussi merveilleuse que le Benidorm Fest, c’était important. Donc, tout comme le dit la chanson, la représenter physiquement comme deux femmes autonomes défendant ce thème sororo, m’a également semblé visuellement et en plus quelque chose de très important. »
María León, chanteuse
Au-delà de leur performance au Benidorm Fest, María León et Julia Medina préparent de nouveaux projets musicaux. María León travaille sur un album où elle explore l’importance de l’authenticité et de l’acceptation de soi.
« C’est un album très puissant avec un sens important de rébellion, où j’essaie d’être super juste avec moi-même, comme je ne l’ai jamais été auparavant. J’en ai marre d’être une bonne personne, je ne vais pas être une mauvaise personne, mais je vais être juste, ce qui n’est pas la même chose. »
María León, chanteuse
Julia Medina, quant à elle, poursuit le développement de son premier album, dont le premier single, « Mi Templo », aborde la pression exercée sur les femmes concernant leur apparence physique. Elle espère que sa musique encouragera les autres à s’accepter telles qu’elles sont.
« Ce qui vous connecte, c’est quand vous voyez la vulnérabilité de l’autre personne, c’est très cool de voir une femme qui est autonome et forte, mais c’est plus cool de voir que cette femme forte est aussi assez forte pour dire : ‘Je ne me sens pas bien, je ne me sens pas bien’. »
Julia Medina, chanteuse
« Las Damas y el Vagabundo » est bien plus qu’une simple chanson : c’est un hymne à la solidarité féminine, à l’honnêteté et à la force qui émane de l’empathie.
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