La colère et le deuil se mêlent à Hong Kong après l’incendie meurtrier d’un immeuble résidentiel, tandis que les autorités pékinoises mettent en garde contre toute instrumentalisation de la catastrophe. Plus de 128 personnes ont perdu la vie dans l’incendie survenu dans le district de Tai Po.
Samedi, la police a procédé à l’arrestation de Miles Kwan, un étudiant de 24 ans, soupçonné d’incitation à la sédition en lien avec l’incendie du complexe Wang Fuk. L’étudiant était impliqué dans une pétition réclamant des comptes au gouvernement, une enquête indépendante sur d’éventuels cas de corruption, une réinstallation adéquate des résidents sinistrés et une révision des procédures de contrôle des constructions, selon deux sources proches de l’enquête.
L’arrestation intervient alors que le bilan de l’incendie continue de s’alourdir et que les habitants de Hong Kong expriment leur chagrin et leur indignation. Pékin a averti contre toute tentative d’utiliser la tragédie pour déstabiliser la ville, soulignant la nécessité de maintenir l’ordre et la stabilité.
À ce stade, la police de Hong Kong n’a pas souhaité commenter l’arrestation de Miles Kwan ni les détails de l’enquête en cours. Les autorités se concentrent sur la détermination des causes de l’incendie et sur l’assistance aux victimes et à leurs familles.
