Le camp de l’ancien président Rodrigo Duterte a informé la Cour pénale internationale (CPI) que le gouvernement philippin semble disposé à accepter une décision lui permettant une liberté temporaire alors qu’il est confronté à des accusations liées à sa guerre controversée contre la drogue.
Dans un dossier soumis à la Chambre pré-procès de la CPI, vendredi, l’avocat de la défense a cité une déclaration d’un responsable de l’administration Marcos indiquant que le gouvernement respecterait la décision du tribunal concernant la demande de libération provisoire.
Selon l’avocat, la possibilité d’une libération provisoire est désormais envisagée sans objection par le gouvernement philippin, qui a transféré M. Duterte à la CPI.
Cette ouverture intervient après que la vice-présidente a annoncé qu’un pays s’était engagé à accueillir son père si la demande était accordée. Elle n’a pas précisé quel pays il s’agissait, mais a exclu le Japon. L’Australie, qu’elle a visitée, avait précédemment déclaré qu’elle n’accueillerait pas l’ancien président.
En juin, le camp de Duterte avait demandé à la CPI une libération provisoire, arguant que l’ancien chef d’État de 80 ans ne représente aucun risque de fuite et que son arrestation n’est pas nécessaire pour garantir l’intégrité des enquêtes ou pour empêcher la poursuite des crimes.
Duterte est détenu à la CPI à La Haye depuis le 13 mars, en attendant son procès pour des accusations de crimes contre l’humanité liés aux abus présumés commis durant sa guerre contre la drogue, lorsqu’il était maire et président de Davao.
La confirmation des accusations, initialement prévue pour le 23 septembre, a été reportée indéfiniment après que son équipe a déclaré qu’il n’était “pas apte à être jugé”.
L’avocat de la défense a expliqué à la CPI que toutes les procédures judiciaires contre son client devaient être suspendues, car l’ancien président n’a pas la capacité cognitive nécessaire pour mener sa défense de manière appropriée. Il a précisé que Duterte souffre de troubles de la mémoire et d’une incapacité à retenir de nouvelles informations ou à se souvenir d’événements, de lieux, de dates, ou même des noms de ses proches et de son équipe juridique.
