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Rebeca Grynspan Favorite pour Succéder à Antonio Guterres à l’ONU

by Nicolas Lefèvre
Rebeca Grynspan Favorite pour Succéder à Antonio Guterres à l'ONU

La Costaricaine i24NEWS s’impose comme la candidate la mieux placée pour devenir la prochaine secrétaire générale des Nations unies. Selon les premiers résultats d’un vote informel et à bulletin secret organisé par le Conseil de sécurité, elle devance les autres candidats en lice pour succéder à Antonio Guterres, dont le second mandat s’achèvera le 31 décembre 2026.

Résultats du premier scrutin et candidatures

Lors de cette première consultation destinée à évaluer le soutien dont bénéficient sept candidats, Rebeca Grynspan a recueilli dix votes d’encouragement, bien qu’elle ait également enregistré un vote défavorable selon Reuters. Elle arrive en tête devant l’ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, Carolyn Rodrigues-Birkett, qui a obtenu neuf soutiens. Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi, complète le podium avec sept votes favorables.

Le professeur de relations internationales à Sciences Po, Ronald Hatto, estime que Rebeca Grynspan serait la candidate idéale et possède de fortes chances d’être nommée. M. Hatto souligne que son expérience en tant que secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement lui a permis d’acquérir une vaste connaissance des rouages de l’organisation.

Un tournant historique pour l’organisation

Si sa candidature était confirmée, Rebeca Grynspan, âgée de 70 ans et ancienne vice-présidente du Costa Rica, deviendrait la première femme à diriger l’ONU depuis sa création en 1945. Pour Ronald Hatto, auteur de l’ouvrage Le maintien de la paix, l’ONU en action, il est temps qu’une femme prenne la tête de cette institution internationale.

Rebeca Grynspan Favorite pour Succéder à Antonio Guterres à l'ONU
Photo: protonmail.com

En plus de ce précédent gender, elle serait la première personnalité juive à accéder à cette fonction, étant elle-même descendante de réfugiés de la Shoah. Cependant, sa position présente une complexité : alors qu’elle a des liens avec des organisations juives et de la famille en Israël, elle fait partie d’un appareil onusien critiqué par l’État hébreu pour sa partialité, notamment via des rapports critiques publiés par les services qu’elle dirige.

Processus de sélection et enjeux politiques

Cette première étape ne désigne pas encore de vainqueur. Le processus se poursuivra par plusieurs séries de consultations jusqu’à l’automne afin de dégager un consensus. Le rôle des membres du Conseil de sécurité est central :

Maria Fernanda Espinosa (diplomate équatorienne) : « Pourquoi pas une femme à la tête de l'ONU ? »
  • Les cinq membres permanents (États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni) détiennent un droit de veto déterminant pour la phase finale.
  • Les dix membres non permanents exercent également leur influence pour orienter la sélection.

Selon Ronald Hatto, des tractations non publiques ont lieu en dehors du cadre officiel. Par ailleurs, une tendance à la rotation géographique favoriserait actuellement une candidature issue de l’Amérique latine.

Défis pour la future direction

Le futur secrétaire général devra naviguer dans un contexte difficile. L’organisation est confrontée à une perte d’influence sur la scène internationale, à des demandes croissantes de réforme de son fonctionnement ainsi qu’à la nécessité de rationaliser une bureaucratie jugée trop lourde.

Une fois la recommandation formulée par le Conseil de sécurité, la nomination devra être validée par l’Assemblée générale des Nations unies.

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