Publié le 16 novembre 2025 à 06h03. L’investiture de Catherine Connolly à la présidence irlandaise a été marquée par une légère controverse linguistique et soulève des questions sur la planification des événements officiels pour les années à venir.
- Catherine Connolly a suscité l’interrogation lors de son discours inaugural en utilisant une formulation grammaticalement inhabituelle en gaélique.
- Un débat a émergé quant à la correction de la phrase prononcée par la présidente, impliquant l’utilisation de l’impératif ou du conditionnel.
- La date de l’investiture présidentielle, fixée au 11 novembre, coïncide avec le Jour du Souvenir, posant des défis logistiques pour les personnalités politiques nord-irlandaises.
L’enthousiasme affiché par la nouvelle présidente irlandaise, Catherine Connolly, lors de son investiture a été teinté d’une subtile incertitude linguistique. Dans son discours, elle a exprimé son souhait de voir la langue irlandaise s’épanouir avec la formule « Ligimis don Irish to bloom » (laissons l’irlandais s’épanouir). Cependant, la transcription officielle a révélé une erreur typographique, transformant la phrase en « Ligfimis don Ghaeilge bláthú », modifiant potentiellement son sens.
Cette petite faute de frappe, un simple « f » ajouté à un mot, a interpellé les linguistes et les médias gaéliques. Selon le Dr Aidan Doyle, expert en langue irlandaise à l’University College Cork, l’absence du « f » correspond à « la première personne du pluriel de l’impératif », une forme rare. Avec le « f », la phrase bascule vers le conditionnel, impliquant une condition préalable : « Il serait juste que nous permettions aux Irlandais de s’épanouir ». Le Dr Doyle estime que l’impératif est la forme la plus appropriée, suggérant une correction rapide des documents officiels.
Bien que considérée comme une erreur mineure par le Dr Doyle, qui souligne que les deux formes sont proches dans la langue parlée, cette anecdote illustre l’attention portée à la précision linguistique lors de l’investiture présidentielle. Les médias gaéliques, tels que Tuairisc.ie et le compte X de Conradh na Gaeilge, ont choisi de ne pas inclure le « f » dans leurs reportages.
Au-delà de cette question linguistique, l’investiture de Catherine Connolly a soulevé des interrogations sur le calendrier des événements officiels. La date du 11 novembre, coïncidant avec le Jour du Souvenir, a empêché la participation de la vice-première ministre d’Irlande du Nord, Emma Little-Pengelly, qui a préféré assister à des cérémonies commémoratives à Belfast et au château de Windsor. Cette situation souligne les défis liés à la coordination des événements entre l’Irlande et l’Irlande du Nord, en particulier en ce qui concerne les commémorations sensibles.
La Constitution irlandaise stipule que le président exerce ses fonctions pendant sept ans. Si Catherine Connolly accomplit l’intégralité de son mandat, la prochaine investiture aura lieu le 11 novembre 2032, perpétuant ainsi une tradition qui pourrait compliquer la planification des événements pour les futurs vice-premiers ministres.
Enfin, l’entreprise Ryanair a annoncé l’ouverture d’un poste décrit comme « le pire emploi d’Irlande », relevant directement de son PDG, Michael O’Leary. L’annonce, publiée sur LinkedIn, recherche un assistant financier « à la peau épaisse », « courageux » et « caféiné ». Malgré les avertissements humoristiques, le poste offre une opportunité d’évolution au sein de l’entreprise.
Par ailleurs, le marché de Noël de Limerick, initialement annulé par le maire local, a finalement été sauvé par le Milk Market, un marché préexistant qui se déroulera comme prévu à partir du 5 décembre.
