Publié le 6 janvier 2026. Les nouvelles recommandations brésiliennes sur la dyslipidémie et la prévention de l’athérosclérose, élaborées par la Société Brésilienne de Cardiologie (SBC), marquent une évolution majeure dans l’évaluation et la prise en charge des risques cardiovasculaires, en intégrant étroitement les données cliniques et biologiques.
- La nouvelle directive met l’accent sur une évaluation globale du risque cardiovasculaire, dépassant l’analyse isolée des lipides.
- Elle souligne l’importance de paramètres tels que le cholestérol LDL, le cholestérol non HDL et les apolipoprotéines dans la stratification des risques.
- Le rôle du laboratoire clinique est renforcé, avec une exigence accrue de qualité analytique et d’interprétation rigoureuse des résultats.
Face à la prévalence persistante des maladies cardiovasculaires, première cause de mortalité au Brésil et dans le monde, la Société Brésilienne de Cardiologie (SBC) a publié en septembre 2025 une mise à jour de ses directives concernant la dyslipidémie et la prévention de l’athérosclérose. Ce document, fruit d’un travail d’experts, vise à améliorer l’identification précoce des personnes à risque et à optimiser les stratégies de prévention.
La nouvelle approche prône une évaluation plus complète du risque cardiovasculaire, intégrant les données cliniques, les résultats d’analyses biologiques et l’anamnèse du patient. Il ne s’agit plus de se concentrer uniquement sur les taux de lipides, mais de considérer l’ensemble du contexte pour une prise en charge plus personnalisée.
Cette évolution conceptuelle souligne que l’interprétation des tests de laboratoire doit être effectuée en tenant compte du profil clinique du patient, en particulier chez les personnes asymptomatiques. La prévention primaire devient alors un élément clé pour éviter l’apparition d’événements cardiovasculaires futurs.
Les directives actualisées mettent en avant l’importance de paramètres spécifiques tels que le cholestérol LDL, le cholestérol non HDL et les apolipoprotéines, toujours utilisés pour évaluer le niveau de risque. L’objectif est de définir des objectifs thérapeutiques individualisés, adaptés à chaque patient.
Pour la médecine diagnostique, cette nouvelle directive a des implications directes. La qualité des analyses, la standardisation des méthodes et la fiabilité des résultats sont désormais plus cruciales que jamais, compte tenu de leur impact sur les décisions cliniques. De faibles variations analytiques peuvent en effet influencer la classification des risques et, par conséquent, la stratégie thérapeutique adoptée.
Les laboratoires cliniques sont donc appelés à renforcer leurs pratiques de contrôle qualité, à assurer la traçabilité des analyses et à veiller à une interprétation minutieuse des résultats. Une communication efficace entre le laboratoire et le médecin traitant est également essentielle pour garantir une prise en charge optimale du patient.
Les directives insistent sur la nécessité de prendre en compte des facteurs tels que l’âge, les comorbidités, les antécédents familiaux et le risque cardiovasculaire estimé lors de l’interprétation des profils lipidiques, afin d’éviter des décisions basées sur des résultats isolés. Cette intégration renforce le concept de soins centrés sur le patient et optimise l’impact du diagnostic de laboratoire dans la prévention de l’athérosclérose.
En conclusion, les recommandations brésiliennes sur la dyslipidémie 2025 soulignent que la prévention reste la stratégie la plus efficace pour réduire le fardeau des maladies cardiovasculaires. En valorisant la stratification des risques et le suivi longitudinal des marqueurs lipidiques, le document redéfinit le rôle du laboratoire comme un partenaire essentiel dans la promotion de la santé et la réduction des événements cardiovasculaires évitables.
Accéder au document officiel ici.
