Publié le 2024-02-29 14:35:00. L’université d’État de Chico envisage de concentrer ses cours du soir dans un nombre limité de bâtiments afin de réaliser des économies substantielles sur sa facture énergétique. Cette initiative, proposée par le bureau du développement durable, pourrait permettre de réduire les dépenses annuelles de plusieurs millions de dollars.
- Regroupement des cours du soir pour réduire la consommation d’énergie.
- Économies potentielles de 5,2 millions de dollars par an sur les coûts énergétiques des bâtiments universitaires.
- Priorité donnée aux bâtiments récents et bien fréquentés pour faciliter la transition.
L’université d’État de Chico explore activement des solutions pour optimiser sa consommation énergétique et réduire ses coûts opérationnels. La configuration actuelle, où des bâtiments entiers sont éclairés et chauffés pour accueillir une seule classe, est jugée inefficace. Truman Smith, coordinateur de la conservation de l’énergie du programme Green Campus, et Marie Patterson, directrice par intérim du développement durable, ont mis en lumière les enjeux financiers et environnementaux de cette situation.
Selon Marie Patterson, les coûts énergétiques annuels du campus principal s’élevaient à 5,2 millions de dollars en 2025. L’ensemble des dépenses en électricité et en gaz naturel pour l’université atteignait même 9,6 millions de dollars l’année dernière. Elle a souligné que le tarif pratiqué par PG&E (Pacific Gas and Electric Company) est plus élevé entre 16 heures et 21 heures, ce qui renforce l’intérêt de concentrer les activités en soirée.
« Si nous devions examiner un bâtiment, ce serait probablement le nouveau bâtiment des sciences comportementales et sociales, mais le projet consiste à passer des bâtiments les plus anciens aux nouveaux, comme les arts et les sciences humaines, donc si nous pouvions passer de ces bâtiments légèrement obsolètes à faible occupation la nuit, à un immeuble de bureaux rempli de bureaux, ce serait le meilleur pour cette consolidation. »
Truman Smith, coordinateur de la conservation de l’énergie, Green Campus
La consolidation envisagée permettrait également de réduire les coûts liés au chauffage, à la ventilation et à la climatisation (CVC). Marie Patterson a précisé que certaines classes ne pourront pas être déplacées, notamment celles nécessitant des laboratoires spécialisés. Cependant, elle estime que cette initiative offre une opportunité intéressante de regrouper d’autres cours dans des bâtiments mieux adaptés.
« Et l’autre chose est qu’il y a certaines classes qui ne peuvent pas être déplacées, n’est-ce pas ? Comme certaines classes qui construisent des sciences, il y a des laboratoires et des salles de classe sont conçues pour eux, donc nous ne pouvons pas les déplacer, mais cela peut être une excellente opportunité de déplacer certaines classes dans ces bâtiments de laboratoire. »
Marie Patterson, directrice par intérim du développement durable
L’université prévoit de lancer cette consolidation dès l’automne prochain, en privilégiant les bâtiments situés à proximité des parkings les plus fréquentés, afin de garantir la sécurité et la commodité des étudiants et du personnel.
