Amman, Jordanie – Le secteur bancaire jordanien affiche une solide résilience et une stabilité financière prometteuse pour 2026, selon une récente analyse de l’agence de notation Fitch Ratings. Malgré un contexte régional et économique complexe, les banques jordaniennes bénéficient de fonds propres robustes et d’une base de dépôts locale stable.
- Fitch prévoit une croissance économique réelle de 2,8 % en Jordanie pour 2026, favorisant l’activité bancaire.
- Les ratios d’adéquation des fonds propres des banques jordaniennes sont jugés suffisants et stables, notamment grâce à une forte proportion de fonds propres de base (CET1).
- La qualité des actifs bancaires reste gérable, soutenue par les politiques proactives de la Banque centrale de Jordanie.
L’agence Fitch Ratings souligne la bonne santé financière du secteur bancaire jordanien à l’approche de 2026. Le rapport, qui examine les perspectives du secteur bancaire au Moyen-Orient, met en avant des niveaux de capitalisation solides, une liquidité abondante et une base de dépôts locaux stable comme principaux facteurs de cette résilience. Ces éléments permettent aux banques jordaniennes de faire face aux défis régionaux et économiques environnants avec une relative sérénité.
Fitch s’attend à ce que l’économie jordanienne connaisse une croissance de 2,8 % en 2026. Cette progression économique devrait stimuler l’activité bancaire et permettre une expansion modérée des prêts, tout en incitant les banques à maintenir une gestion des risques prudente et équilibrée.
Concernant la liquidité, l’agence précise que le secteur bancaire jordanien dispose de ressources confortables, grâce à une base de dépôts diversifiée et stable, ainsi qu’à une gestion efficace des liquidités. Cette situation renforce la capacité des banques à absorber les chocs et à maintenir leur stabilité financière face aux fluctuations du marché.
La qualité des actifs bancaires ne présente pas de risques majeurs, selon Fitch. Les politiques de surveillance mises en œuvre par la Banque centrale de Jordanie, notamment la mise à jour des instructions de classification des prêts, contribuent à améliorer la transparence et la flexibilité dans la gestion des risques de crédit.
La rentabilité des banques jordaniennes devrait rester élevée avant prise en compte des provisions pour pertes, ce qui leur confère une marge de manœuvre pour absorber d’éventuelles augmentations du coût des risques sans compromettre leur solidité financière. Parallèlement, les banques continuent d’investir dans la transformation numérique et le développement de leurs services.
Enfin, Fitch confirme que les ratios d’adéquation des fonds propres des banques jordaniennes sont suffisants et stables, avec une forte dépendance aux fonds propres de base (CET1), ce qui renforce leur capacité à absorber les pertes et à maintenir leur résilience à moyen terme.
