Publié le 30 septembre 2025 01:49:00. Des chercheurs ont développé un candidat vaccin prometteur contre le virus respiratoire syncytial (VRS), une infection courante mais potentiellement grave, en particulier chez les nourrissons et les personnes âgées, grâce à une nouvelle approche basée sur des particules de type virus.
- Un nouveau candidat vaccin basé sur des particules de type virus (VLP) induit une réponse immunitaire équilibrée et protège contre l’infection par le VRS.
- L’ajout d’un épitope spécifique renforce la réponse immunitaire de type Th1 et réduit les risques d’immunopathologie.
- Ces résultats précliniques ouvrent la voie à de futurs essais cliniques pour évaluer l’efficacité et la sécurité de ce vaccin.
Le virus respiratoire syncytial (VRS) représente un défi de santé publique majeur, affectant chaque année des millions de personnes dans le monde. Bien que trois vaccins contre le VRS aient récemment été approuvés pour les adultes de plus de 60 ans et les femmes enceintes, la recherche continue de se concentrer sur le développement de vaccins plus efficaces et adaptés à différentes populations. L’objectif est de trouver un équilibre optimal entre l’immunogénicité, la protection et la sécurité.
Une équipe de chercheurs a exploré une nouvelle voie en développant des particules de type virus (VLP) comme candidats vaccins. Deux types de VLP ont été conçus à l’aide d’un système d’expression basé sur des cellules d’insectes infectées par un baculovirus recombinant (RBV). Le premier type, appelé gECD-VLP, contient le domaine extracellulaire (GECD) de la protéine G du VRS. Le second, gECD/M282-90-VLP, combine le GECD avec un épitope spécifique (M282-90) de la protéine M2, connu pour stimuler une réponse immunitaire cellulaire.
Des tests sur des souris ont montré que la vaccination avec les deux types de VLP induisait une production significative d’anticorps spécifiques au VRS et capables de neutraliser le virus. Cependant, les VLP contenant l’épitope M282-90 (gECD/M282-90-VLP) se sont avérés particulièrement efficaces. Ils ont induit une augmentation significative des cytokines de type Th1, impliquées dans une réponse immunitaire protectrice, et une diminution des cytokines de type Th2, souvent associées à des réactions inflammatoires excessives. Plus précisément, l’expression des cytokines Th1 IFN-γ et IL-2 était significativement augmentée, tandis que les cytokines Th2 étaient significativement réduites (P<0,05).
Après une exposition au VRS, les souris vaccinées avec gECD/M282-90-VLP présentaient également une proportion plus élevée de cellules T régulatrices (Treg) dans leurs poumons, ce qui suggère une meilleure capacité à contrôler l’inflammation. En outre, le nombre de cellules Th17, impliquées dans certaines maladies auto-immunes, était réduit. Il a été constaté que la vaccination avec gECD/M282-90-VLP prévenait l’immunopathologie induite par le VRS.
« Nos résultats démontrent que la vaccination avec les VLP gECD/M282-90 induit une réponse immunitaire équilibrée et confère une protection contre l’infection par le VRS sans provoquer d’immunopathologie », expliquent les chercheurs. Ces données suggèrent que les VLP gECD/M282-90 représentent un candidat vaccin prometteur contre le VRS, qui pourrait offrir une protection efficace et sûre contre cette infection virale.
Mots-clés: Protéine G; Système d’expression des cellules baculovirus-insectes; Virus respiratoire syncytial; vaccin; Particules de type virus.
