Publié le 10 novembre 2025 14h34. Le magnésium, un minéral souvent négligé, joue un rôle crucial dans la lutte contre le vieillissement biologique en régulant l’inflammation, la sensibilité à l’insuline et la réparation cellulaire, selon un spécialiste de la longévité.
- Le magnésium participe aux principaux mécanismes de santé cellulaire, notamment la régulation de l’inflammation et la réparation des tissus.
- Une carence en magnésium peut entraîner une augmentation des signaux inflammatoires et un climat pro-inflammatoire dans l’organisme.
- Il est désormais possible d’estimer l’âge biologique grâce à des analyses sanguines mesurant les marqueurs inflammatoires.
Selon le Dr Sebastián La Rosa, médecin et professeur spécialisé en longévité et santé métabolique, le magnésium est l’un des minéraux les plus importants pour freiner le processus de vieillissement biologique. Il explique que ce micronutriment est impliqué dans des mécanismes clés qui déterminent la santé de nos cellules.
« En cas de carence en magnésium, les signaux inflammatoires augmentent et créent un climat pro-inflammatoire dans votre corps, dans vos cellules et dans vos tissus », a déclaré le spécialiste. L’inflammation chronique de faible intensité, un phénomène connu sous le nom d’« inflammaging », affecte progressivement les tissus et les organes, réduisant leur capacité à se régénérer.
Le Dr La Rosa souligne que la relation entre inflammation et vieillissement peut être quantifiée grâce à des analyses sanguines qui mesurent les marqueurs associés aux processus inflammatoires. Ces études permettent d’estimer l’âge biologique d’un individu et d’anticiper d’éventuels problèmes de santé.
« Aujourd’hui, nous pouvons utiliser des marqueurs ou des substances présentes dans le sang qui sont en corrélation avec votre inflammation pour mesurer votre âge biologique et comprendre à quelle vitesse votre corps vieillit par rapport à votre âge réel », a-t-il précisé.
Le médecin explique également que le vieillissement n’est pas uniquement une conséquence du temps qui passe, mais résulte d’un déséquilibre énergétique qui pousse l’organisme à privilégier la reproduction plutôt que la réparation cellulaire. « Si l’évolution nous a préparés à survivre, pourquoi ne nous adaptons-nous pas pour vivre plus longtemps ? La réponse réside dans les ressources limitées : le corps donne la priorité à la reproduction et à la transmission de l’ADN plutôt qu’à la réparation à long terme », a-t-il expliqué.
Outre son rôle dans la régulation de l’inflammation, le magnésium intervient dans la sensibilité des cellules aux nutriments, un processus essentiel appelé régulation du recensement nutritionnel. Lorsque ce mécanisme est perturbé, le corps perd sa capacité à choisir entre la reproduction et le maintien de conditions optimales. Le magnésium influence directement ce processus en agissant sur la sensibilité à l’insuline et l’efficacité du métabolisme cellulaire.
Une carence en magnésium peut accélérer la détérioration de l’organisme et augmenter le risque de développer des maladies métaboliques telles que le diabète. De plus, le spécialiste précise qu’un manque de magnésium favorise l’agrégation plaquettaire – l’adhésion des plaquettes sanguines entre elles – ce qui accroît le risque cardiovasculaire et contribue à un vieillissement accéléré.
L’inflammation et le vieillissement peuvent être observés grâce à des analyses de sang. Photo:iStock
*Ce contenu a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle, sur la base d’informations publiquement divulguées aux médias. Il a ensuite été relu par un journaliste et un éditeur.
JOS GUERRERO
PORTÉE NUMÉRIQUE ÉDITORIAL
