Publié le 26 novembre 2025 à 19h31. Les États-Unis continuent de faire pression sur Nicolás Maduro pour qu’il quitte le pouvoir, tandis que le régime vénézuélien semble convaincu qu’une intervention militaire américaine n’est pas à l’ordre du jour.
- Washington souhaite obtenir la démission de Nicolás Maduro et son exil volontaire.
- Le camp Maduro estime qu’une invasion militaire est le seul moyen pour les États-Unis de le renverser.
- L’opposition vénézuélienne, menée par María Corina Machado, promet de traduire le régime Maduro en justice.
Selon des informations révélées par le Wall Street Journal, l’administration américaine cherche activement à convaincre Nicolás Maduro de démissionner et de quitter le Venezuela pacifiquement. Une option que le dictateur vénézuélien semble peu enclin à envisager.
Des sources proches des négociations indiquent que Maduro et son entourage sont persuadés que les menaces américaines de recourir à la force sont creuses. Ils estiment que les États-Unis ne pourraient le déloger du pouvoir que par une intervention militaire directe à Caracas.
L’ancien président Donald Trump a lui-même déclaré à plusieurs reprises qu’il ne souhaitait pas engager une guerre ouverte contre le Venezuela, tout en affirmant sa détermination à voir Maduro quitter ses fonctions, « par tous les moyens ».
« Je pourrais lui parler », a déclaré Trump, faisant référence à Maduro. « Si nous pouvons sauver des vies, si nous pouvons faire les choses de la bonne manière, c’est très bien. Et si nous devons le faire à la dure, ce n’est pas grave non plus. »
Donald Trump, ancien président des États-Unis
Malgré cette rhétorique, plusieurs analystes estiment qu’une invasion militaire du Venezuela reste improbable. Moisés Naím, analyste politique, a souligné que si Maduro parvient à conserver le pouvoir, il sera d’autant plus en mesure de se protéger, ainsi que sa fortune et sa famille.
Maduro, pour sa part, a réaffirmé sa détermination à rester au pouvoir, déclarant : « Quoi qu’ils fassent, comment ils le font, où qu’ils le fassent, ils ne pourront pas vaincre le Venezuela ». Il a fait cette déclaration lors d’un rassemblement de grande ampleur à Caracas.
Le Wall Street Journal rapporte que Maduro craint particulièrement les conséquences juridiques de son éventuelle chute. Il est notamment accusé d’être à la tête du « Cartel des Soleils », une organisation criminelle transnationale, et une récompense de 50 millions de dollars a été offerte pour sa capture.
Si l’opposition, menée par María Corina Machado, parvenait à prendre le pouvoir, les hauts responsables militaires pourraient également être traduits en justice, accusés de trafic de drogue et de corruption dans les secteurs de l’énergie et de l’aluminium.
Un ancien militaire vénézuélien, exilé à l’étranger, a confié au Wall Street Journal que l’armée vénézuélienne est aujourd’hui infiltrée par des agents de contre-espionnage cubains. Forces armées vénézuéliennes.
Le régime de Maduro redoute que l’arrivée au pouvoir de Machado ne se traduise par des représailles.
Dans son récent « Manifeste pour la liberté », Machado a insisté sur la nécessité de traduire le régime Maduro devant la justice, qu’elle qualifie de « régime criminel ». Elle a également promis une réforme en profondeur des institutions militaires et policières du pays.
