Washington, le 5 janvier 2026. Le Kennedy Center, monument dédié à l’ancien président John F. Kennedy, est au cœur d’une controverse après une décision controversée de l’administration Trump d’y apposer également le nom de Donald Trump, malgré une opposition légale.
- Un plan de dépenses bipartisan adopté par le Congrès alloue 32 millions de dollars au Kennedy Center jusqu’en septembre 2027.
- Donald Trump a modifié la composition du conseil d’administration du centre et a obtenu en décembre un vote controversé pour renommer le bâtiment.
- Cette décision est contestée en justice, car elle contrevient à une loi fédérale protégeant l’intégrité du mémorial Kennedy.
La tentative de Donald Trump de marquer le Kennedy Center de son empreinte suscite une vive polémique. Peu après son entrée en fonction en 2025, l’ancien président a procédé à un remaniement du conseil d’administration du centre des arts de la scène. En décembre dernier, ce conseil, remodelé selon ses préférences, a voté pour ajouter le nom de Trump à celui de Kennedy, tant sur la façade du bâtiment que sur le site internet. L’administration Trump justifie cette décision en affirmant qu’elle reconnaît les efforts de l’ancien président pour revitaliser une institution qu’il avait auparavant critiquée pour ses tendances jugées trop progressistes.
Cependant, cette initiative a eu des conséquences négatives sur le Kennedy Center. De nombreux artistes ont annulé leurs participations, entraînant une baisse des ventes de billets et de la fréquentation. La diffusion des Honneurs du Kennedy Center en décembre dernier, un événement dont Donald Trump était l’animateur, a enregistré une audience en baisse d’environ 35 % par rapport à l’édition de 2024.
La loi fédérale qui a créé le Kennedy Center en 1964, suite à l’assassinat de John F. Kennedy, stipule clairement qu’il doit servir de mémorial vivant au 35e président des États-Unis. Le texte de loi interdit explicitement de dédier le centre à une autre personne ou d’inscrire un autre nom sur le bâtiment. Le vote du conseil d’administration est actuellement contesté devant les tribunaux fédéraux, une action en justice visant à faire respecter la loi initiale.
Ce litige juridique met en lumière les tensions persistantes autour de l’héritage de John F. Kennedy et de la volonté de l’administration Trump de laisser sa propre marque sur des institutions emblématiques.
