Publié le 26 décembre 2025 19h54. La province de Cordoue s’apprête à moderniser son Code de la route avec des mesures visant à renforcer la sécurité routière, notamment l’utilisation obligatoire des feux de jour et un durcissement des sanctions pour les infractions les plus graves.
- L’utilisation des feux de jour (DRL) deviendra obligatoire sur les routes provinciales, avec une diminution des amendes pour ceux qui les utilisent.
- Les sanctions seront alourdies pour des infractions telles que la conduite sans assurance, le non-respect des limitations de vitesse et la conduite imprudente.
- Le recours à la numérisation et aux caméras de surveillance sera étendu pour constater les infractions.
Le projet de réforme du Code de la route a reçu l’aval d’une commission de la Législature de Cordoue et sera soumis au vote lors de la séance du lundi 29 décembre. Cette initiative, soutenue par le ministère de la Sécurité, vise à adapter la réglementation aux évolutions du trafic et à améliorer la sécurité des usagers de la route.
Selon le ministère provincial, les recommandations formulées s’appuient sur l’expertise de la Fondation Bloomberg en matière de sécurité routière, ainsi que sur des propositions issues de différents groupes parlementaires. L’objectif est de créer un cadre plus dissuasif et plus efficace pour lutter contre les comportements dangereux.
La réforme prévoit notamment de clarifier les règles concernant les feux de jour, également appelés DRL (Daytime Running Lights) ou LDC (Lumières de Circulation Diurne). Ces dispositifs, intégrés aux véhicules récents, s’allument automatiquement et augmentent la visibilité du véhicule.
Outre l’utilisation des feux de jour, le projet de loi comprend plusieurs mesures clés :
L’article 74 du Code de la route sera modifié pour autoriser l’utilisation des feux de jour sur les routes et autoroutes provinciales. En parallèle, le montant des amendes pour non-utilisation sera réduit et la perte de points au permis de conduire supprimée.
L’article 115 sera renforcé pour sanctionner plus sévèrement les infractions graves, telles que la circulation sans assurance obligatoire, le dépassement des limitations de vitesse, les dépassements dangereux, le non-respect des poids et dimensions autorisés pour les véhicules de transport, la conduite sans permis, le délit de fuite après un accident, la pollution environnementale et la conduite imprudente.
L’article 108 permettra l’utilisation de procès-verbaux numériques et la vérification des infractions à distance grâce à des moyens technologiques tels que des caméras et des capteurs. Cette numérisation vise à réduire la consommation de papier et à simplifier les procédures administratives.
Une nouvelle forme de sanction, le travail d’intérêt général, sera introduite par l’article 121. Les contrevenants pourront être condamnés à effectuer des tâches dans les bureaux officiels ou les institutions publiques de protection sociale. Des cours obligatoires, des ateliers éducatifs et des programmes thérapeutiques pourront également être imposés.
Enfin, la création de l’article 121 bis introduira la notion de récidive comme circonstance aggravante. L’autorité compétente pourra ainsi prendre en compte les antécédents du contrevenant, même avant que la sanction précédente ne soit définitive.
