Publié le 9 janvier 2026 à 00h25. L’écurie Alpine espère un revirement de fortune en Formule 1 après une saison 2025 décevante, tandis que l’ancien directeur de Red Bull, Christian Horner, explore les possibilités d’une reprise, suscitant des interrogations sur la structure de propriété de l’équipe française.
- Alpine attend avec impatience une saison 2026, après avoir terminé dernière du Championnat des constructeurs en 2025.
- Christian Horner, récemment évincé de Red Bull, envisage de prendre une participation dans Alpine, mais se heurte à des obstacles liés aux accords existants.
- Le consortium américain Other Capital, actionnaire minoritaire d’Alpine, pourrait céder sa part, mais cette opération est soumise à l’approbation de Renault.
Alpine aborde la saison 2026 avec de grandes ambitions, malgré une année 2025 difficile qui l’a vue reléguer au dernier rang du Championnat des constructeurs de Formule 1. Les pilotes Pierre Gasly et Franco Colapinto formeront une nouvelle fois l’équipe, et le passage au moteur Mercedes alimente les espoirs de l’écurie. Ces perspectives pourraient être renforcées par des changements majeurs dans la structure de propriété, avec l’arrivée potentielle d’un acteur majeur du paddock.
Christian Horner, l’ancien directeur de l’écurie Red Bull, a été licencié en septembre 2025 après deux décennies passées aux commandes de l’équipe autrichienne. Il cherche désormais à revenir en Formule 1 en tant que propriétaire d’une écurie, et Alpine apparaît comme une cible potentielle. Cependant, son arrivée en tant qu’actionnaire de l’équipe française soulève des questions complexes, comme le souligne le journaliste Mat Coch sur le site Planète F1.
Selon des informations, Christian Horner disposerait des fonds nécessaires pour acquérir les 24 % détenus depuis 2023 par le consortium américain Other Capital, qui compte parmi ses investisseurs des personnalités telles que le boxeur Anthony Joshua, le golfeur Rory McIlroy et l’acteur Ryan Reynolds. Toutefois, les documents consultés par la source indiquent que ce dernier pourrait céder sa part à un tiers « après une période de trois ans à compter de l’adoption des statuts ». L’opération, datée du 13 septembre 2023, pourrait donc être approuvée dès le 13 septembre 2026, mais elle est conditionnée à l’accord de Renault, propriétaire majoritaire de l’équipe, qui a récemment refusé des offres supérieures à 1 milliard de dollars (environ 927 millions d’euros) pour sa part.
Cette situation complexe pourrait retarder le retour de l’homme aux huit titres de champion pilote et six titres de champion constructeurs avec l’équipe de boissons énergisantes. L’urgence apparente qui animait Christian Horner à revenir dans le paddock de la F1 semble s’être atténuée, comme l’explique le journaliste néerlandais Erik Van Haren dans le journal De Telegraaf.
Parallèlement, Christian Horner aurait également manifesté son intérêt pour le pilote argentin Franco Colapinto, qu’il avait tenté de recruter chez Red Bull alors qu’il évoluait chez Williams.
Other Capital avait acquis sa participation de 24 % en juin 2023 pour 200 millions d’euros (216 millions de dollars), valorisant Alpine à environ 900 millions de dollars. Deux ans plus tard, le magazine Forbes estimait la valeur de l’équipe à environ 2,45 milliards de dollars, ce qui porterait la part du consortium nord-américain à 588 millions de dollars, soit un retour sur investissement de 170 % en deux ans.
Aston Martin constitue une autre option pour Christian Horner, qui pourrait y trouver un terrain plus favorable pour rebondir.
Pierre Gasly, de son côté, a salué les qualités de l’ancien directeur de Red Bull :
« Je pense que ses qualités sont incontestables, il a remporté autant de championnats en vingt ans de carrière. Je ne peux qu’admirer tout le succès de l’équipe, et ce qu’ils ont accompli avec Red Bull Racing est vraiment extraordinaire et impressionnant. Il est très bon dans ce qu’il fait avec une équipe. »
