Publié le 31 octobre 2025 15:02:00. Le ministère de la Santé espagnol a dévoilé une série de nouvelles stratégies visant à améliorer la prise en charge des maladies neurodégénératives, un enjeu de santé publique majeur en pleine croissance. L’initiative se concentre sur une meilleure coordination des soins et un financement accru pour la recherche.
- Le ministère de la Santé met en place des critères communs pour garantir un accès équitable aux soins pour la sclérose en plaques à travers l’ensemble des communautés autonomes espagnoles.
- Un nouveau cadre d’action est défini pour la maladie de Huntington, une pathologie rare nécessitant une approche coordonnée sur les plans médical et social.
- L’arrivée de nouveaux traitements pour la maladie d’Alzheimer, notamment les anticorps monoclonaux, appelle à une réorganisation des soins et à une évaluation rigoureuse de leur efficacité.
Face au défi croissant posé par les maladies neurodégénératives – sclérose en plaques (SEP), maladie de Huntington et maladie d’Alzheimer notamment – le ministère de la Santé espagnol a organisé une journée de concertation pour présenter ses nouvelles orientations. L’objectif est d’offrir des réponses plus efficaces, mieux coordonnées et plus dignes aux personnes touchées et à leurs familles, a souligné la ministre Monique García lors de l’ouverture de cette journée.
Ces pathologies, caractérisées par leur progression et leurs conséquences sur les capacités physiques et cognitives, engendrent handicap et dépendance. La ministre a salué le travail des associations de patients et réaffirmé l’engagement des institutions en faveur d’un système de santé plus juste et centré sur la personne.
La journée a été l’occasion de présenter des mises à jour concernant la sclérose en plaques et la maladie de Huntington. Le ministère souhaite améliorer la coordination et la qualité des soins à l’échelle nationale. L’Espagne compte actuellement plus de 58 000 personnes atteintes de sclérose en plaques, touchant majoritairement des jeunes femmes, avec un âge moyen au diagnostic de 32 ans. Le document présenté propose des critères communs et une vision globale pour garantir un accès équitable aux soins, quel que soit le lieu de résidence.
Pour atteindre cet objectif, le ministère maintient un financement continu pour renforcer les unités de référence spécialisées, s’inspirant du modèle déjà mis en place pour la sclérose latérale amyotrophique (SLA). L’ambition est de tendre vers un système de soins plus intégré, plus équitable et davantage axé sur les besoins individuels des patients.
Le nouveau cadre d’action pour la maladie de Huntington représente une avancée significative dans la prise en charge de cette maladie rare. Environ 2 400 personnes vivent actuellement avec cette pathologie en Espagne, et plus de 10 000 autres présentent un risque génétique. Son évolution a un impact profond sur les familles, nécessitant une prise en charge à la fois médicale et sociale.
Enfin, la journée a également été consacrée aux avancées thérapeutiques dans le domaine de la maladie d’Alzheimer. L’arrivée des anticorps monoclonaux ouvre une nouvelle ère, qui implique de repenser l’organisation des soins et les méthodes d’évaluation de l’efficacité des traitements.
« Chaque petite avancée signifie du temps gagné. »
Monique García, Ministre de la Santé
Ces nouvelles stratégies témoignent d’une volonté de mettre en place une approche plus humaine et plus durable dans la prise en charge des maladies neurodégénératives. Le ministère réaffirme ainsi son engagement en faveur de la recherche, de la coordination des soins et de la dignité des patients et de leurs proches.
L’Espagne investira près de 4 millions d’euros dans la recherche sur la SLA
