Publié le 15 janvier 2026 16h05. Les progrès de la recherche, le dépistage précoce et la diminution du tabagisme contribuent à une augmentation significative des taux de survie au cancer, atteignant désormais 70% cinq ans après le diagnostic, un chiffre en constante amélioration par rapport aux années 1970.
- Le taux de survie cinq ans après un diagnostic de cancer a atteint en moyenne 70%, contre 50% dans les années 1970.
- La réduction de la consommation de tabac est un facteur clé de cette amélioration, passant de 44% de fumeurs en 1960 à 11% aujourd’hui aux États-Unis.
- Le dépistage précoce, notamment par mammographie, test Pap, recherche de sang occulte dans les selles et tomodensitométrie pulmonaire, joue un rôle crucial.
Les statistiques les plus récentes de l’American Cancer Society révèlent une tendance encourageante : de plus en plus de personnes survivent au cancer. Le taux de survie à cinq ans après le diagnostic s’élève désormais à 70% en moyenne, une nette progression par rapport aux années 1970, où ce chiffre n’était que de 50%. Cette amélioration est le fruit des avancées en oncologie, stimulées par l’approbation de la Loi nationale sur le cancer en 1971.
Selon William Dahut, directeur scientifique de l’American Cancer Society, la diminution spectaculaire de la consommation de tabac est un facteur déterminant.
« Dans les années 1960, environ la moitié des personnes diagnostiquées avec un cancer étaient des fumeurs ou d’anciens fumeurs, mais le pourcentage de fumeurs aux États-Unis est passé de 44% à l’époque à 11% aujourd’hui »
William Dahut, directeur scientifique de l’American Cancer Society
Les experts soulignent également l’importance du dépistage précoce. Des examens réguliers tels que la mammographie pour le cancer du sein, le test Pap et le test ADN-HPV pour le col de l’utérus, la recherche du PSA pour la prostate, et la tomodensitométrie spirale pour le poumon permettent de détecter les tumeurs à un stade précoce, augmentant ainsi les chances de guérison et permettant des traitements moins invasifs.
Les progrès ne se limitent pas au diagnostic. Les nouvelles thérapies, notamment pour les cancers métastatiques avancés, ont doublé la survie globale à cinq ans pour ces patients.
« Tous les succès, qui se traduisent par la guérison ou par la longévité de personnes atteintes d’un cancer devenu chronique grâce au traitement, proviennent de la recherche scientifique et des investissements que les financiers publics et privés ont réalisés au cours des 50 dernières années. Le rapport montre que les investissements fonctionnent vraiment et que ce n’est pas le moment de faire marche arrière »
William Dahut, directeur scientifique de l’American Cancer Society
En Italie, la situation est également encourageante. Massimo Di Maio, président de l’Association italienne d’oncologie médicale (Aiom), souligne que les progrès réalisés sont comparables à ceux observés aux États-Unis.
« Dans notre pays, la survie est meilleure que dans le reste de l’Europe et vous enregistrez une baisse constante des décès par cancer (moins 9% au cours des 10 dernières années). Comme aux États-Unis, le mérite des vies sauvées doit être réparti entre les campagnes de prévention, le dépistage, le diagnostic précoce et l’arrivée de nouveaux traitements, tels que la thérapie ciblée et l’immunothérapie »
Massimo Di Maio, président de l’Association italienne d’oncologie médicale (Aiom)
Cependant, les experts mettent en garde contre les menaces potentielles, notamment les coupes budgétaires dans la recherche scientifique, comme l’illustrent les récentes manœuvres de l’administration Trump. Il est crucial de maintenir les investissements dans la recherche pour continuer à progresser dans la lutte contre le cancer.
Enfin, il est important de souligner que près d’un cancer sur trois est évitable en adoptant un mode de vie sain. Les chiffres montrent que 24% des adultes italiens fument, 33% sont en surpoids, 10% sont obèses, 58% consomment de l’alcool et 27% sont sédentaires. La prévention primaire, combinée au dépistage et aux traitements innovants, est essentielle pour réduire l’incidence et la mortalité liées au cancer.
