Publié le 6 octobre 2025 à 15h08. Des constructions illégales dans la station balnéaire d’Elenite, en Bulgarie, soulèvent des questions sur les responsabilités et la prévention des risques, tandis que le parti socialiste défend la position du gouvernement sur le transit du gaz russe.
- De nombreux bâtiments de la station d’Elenite ne disposent pas du permis de construire requis (Acte 16).
- Dragomir Stoynev, du BSP, critique le manque de prévention et les possibles arrangements dans l’attribution de ces permis.
- Le BSP se montre favorable au maintien du transit du gaz russe, appelant à la prudence.
Des constructions réalisées sans permis de construire dans la station balnéaire d’Elenite, sur la côte bulgare, sont au cœur d’une polémique. Dragomir Stoynev, président du groupe parlementaire du BSP – “Gauche unie”, a dénoncé cette situation lors de l’émission “Face à face” sur BTV, soulignant que le problème ne se limite pas à un seul ministre, mais remonte à des décisions prises bien avant.
« Il s’agissait d’un ancien lit de ravine asséché où ces maisons et logements ont été construits sans l’obtention de l’Acte 16. Il faut en assumer la responsabilité. En Bulgarie, nous réagissons toujours après les tragédies, et non de manière préventive. Bien sûr, ceux qui ont signé les documents ont fermé les yeux, et très probablement parce qu’ils étaient “motivés” à le faire »,
Dragomir Stoynev, président du groupe parlementaire BSP – “Gauche unie”
Stoynev a également critiqué le manque de réactivité des autorités et la possible existence de connivences. Il a insisté sur le fait que la Bulgarie doit adopter une approche plus proactive en matière de prévention des risques.
Concernant la situation politique actuelle, le socialiste a défendu le gouvernement, estimant que l’opposition cherche à créer artificiellement une crise. Dragomir Stoynev a affirmé qu’il n’y a pas de crise politique en Bulgarie, mais un gouvernement qui s’efforce de résoudre les problèmes.
Il a également commenté la décision de la Cour suprême de cassation concernant la légitimité du mandat du procureur général Borislav Sarafov. Selon Stoynev, il ne s’agit pas d’une affaire relevant du gouvernement ou des politiciens, mais d’une interprétation divergente de la loi par le Conseil judiciaire suprême, en raison d’un manque de clarté dans la rédaction de la législation.
Enfin, le président du groupe parlementaire du BSP a exprimé son opposition à l’arrêt du transit du gaz russe, appelant le Premier ministre Rosen Zhelyazkov à la prudence. Il a annoncé qu’il soulèverait cette question lors de la prochaine réunion de la coalition gouvernementale.
Stoynev a également plaidé pour une réforme et un renforcement du comité anti-corruption, plutôt que pour sa dissolution.
