Publié le 2 novembre 2023 à 14h30. L’Assemblée nationale bulgare a adopté des amendements à la loi sur le budget de l’État pour faire face à la crise de l’eau à Pleven, tout en étant le théâtre de vives tensions concernant le vote de Nadezhda Yordanova au sein du Conseil de l’Europe.
- Des modifications budgétaires ont été approuvées pour répondre à la crise de l’eau à Pleven.
- Des débats animés ont éclaté concernant le vote de Nadezhda Yordanova au Conseil de l’Europe, accusée de travailler contre les intérêts de la Bulgarie.
- Le Parlement examinera également des modifications des lois concernant la nomination des dirigeants d’agences clés.
Les députés bulgares ont voté en faveur de l’inclusion d’un nouvel élément à l’ordre du jour parlementaire, ouvrant la voie à la discussion et à l’adoption de modifications de la loi sur le budget de l’État. La proposition a été approuvée par 177 voix pour, une contre et 13 abstentions, lors d’un vote auquel ont participé 181 députés.
Ces amendements budgétaires visent à apporter une réponse urgente à la crise de l’eau qui frappe la municipalité de Pleven. Ils modifient la liste des projets prioritaires inclus dans l’annexe n° 3 de l’article 113 de la loi sur le budget de l’État, dans le cadre de mesures d’urgence. Les modifications incluent l’ajout de sept nouveaux projets pour un montant total de 10,3 millions de leva (BGN), ainsi que deux projets supplémentaires pour 2025.
Parallèlement à ces questions budgétaires, l’Assemblée nationale a été le théâtre de vives tensions concernant le vote de Nadezhda Yordanova, représentante de la coalition PP-DB, au sein du Conseil de l’Europe. Des accusations ont été portées, l’accusant de ne pas défendre les intérêts de la Bulgarie.
Stanislav Balabanov, vice-président du groupe parlementaire d’Il y a un tel peuple (ITN), a critiqué le vote d’abstention de Mme Yordanova, le qualifiant de « voix bulgare » qui a sapé les efforts du pays au sein du Conseil de l’Europe. Nadezhda Yordanova a été interpellée pour expliquer son choix.
« La proposition est une tentative de remplacement démographique et économique de la population bulgare », a déclaré un représentant du parti Renaissance.
En réponse, Atanas Slavov, de la coalition Démocratique Bulgarie, a souligné que le rapport du Conseil de l’Europe contenait également des recommandations concernant l’état de droit et l’influence politique sur le système judiciaire bulgare. Il a également évoqué une proposition gouvernementale controversée visant à autoriser jusqu’à 50 % de main-d’œuvre étrangère dans les entreprises bulgares, une proposition que Renaissance s’oppose fermement, demandant que les quotas soient limités à 10 %.
Le parti Renaissance a exprimé sa préoccupation face à cette proposition, la qualifiant de changement fondamental qui pourrait bouleverser le modèle socio-économique de la Bulgarie et ouvrir la porte à l’arrivée d’un million de travailleurs en provenance de pays tiers.
Enfin, le Parlement examinera également des modifications des lois concernant la nomination des dirigeants de la Direction Générale de la Lutte contre la Criminalité Organisée (SANS), de la Direction des Analyses et des Informations (DAR) et de la Direction des Affaires d’État (DATO). Ces modifications prévoient que la nomination de ces dirigeants soit soumise à un vote parlementaire plutôt qu’à un décret présidentiel.
DiMo Drenchev, représentant du groupe parlementaire Renaissance, a insisté sur la nécessité d’élaborer une stratégie nationale pour activer les réserves de main-d’œuvre du pays, en encourageant l’éducation, le retour des émigrants et l’inclusion des groupes inactifs.
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