L’administration américaine a discrètement donné à la CIA de nouvelles prérogatives pour mener des opérations secrètes au Venezuela, incluant potentiellement des actions susceptibles d’entraîner des pertes humaines, a révélé le New York Times. Le président Donald Trump a confirmé avoir autorisé ces interventions, justifiant cette décision par la lutte contre le trafic de drogue et la nécessité de vider les prisons vénézuéliennes.
S’exprimant mercredi depuis le Bureau Ovale, le président Trump a déclaré : « En réalité, j’ai autorisé deux choses. Premièrement, ils ont vidé leurs prisons vers les États-Unis d’Amérique… et ensuite, nous recevons beaucoup de drogues provenant du Venezuela. » Il a également précisé que les opérations américaines visant à démanteler les cartels s’étendraient désormais aux opérations terrestres, en complément des récentes frappes menées contre des navires soupçonnés de trafic de drogue dans les Caraïbes.
Depuis début septembre, ces opérations américaines dans la région ont causé la mort d’au moins 25 personnes. Mardi dernier, un navire a été détruit au large des côtes vénézuéliennes, entraînant la mort de six individus que le président Trump a qualifiés de « narcoterroristes ».
Le président Trump a à plusieurs reprises établi un lien entre ces navires et le réseau criminel vénézuélien Tren de Aragua, que les États-Unis ont désigné comme une organisation terroriste étrangère liée au gouvernement de Nicolás Maduro.
L’autorisation accordée à la CIA permet à l’agence d’agir de manière autonome ou en collaboration avec l’armée américaine, qui déploie actuellement environ 10 000 soldats et plusieurs navires de guerre dans la région des Caraïbes. La portée exacte et la nature des opérations restent confidentielles, mais elles pourraient inclure des actions directes contre le gouvernement Maduro ou ses alliés.
