Trois individus, dont deux mineurs, ont été placés sous mandat de dépôt pour le viol collectif et le meurtre par strangulation de la petite H. Ly, 2 ans, à Kanel. L’enfant avait été enlevée en pleine nuit à son domicile dans le quartier Médina Thiélol avant d’être retrouvée sans vie.
Le crime a été commis dans la localité de Kanel, dans la région de Matam. Selon les détails rapportés par Senewebnews-RP, les suspects ont avoué avoir abusé sexuellement de la fillette à tour de rôle. Pour empêcher la victime de crier, les agresseurs plaçaient leurs mains sur sa bouche pendant que l’un d’eux commettait l’acte. Ly « a beaucoup souffert avant de rendre l’âme ».
La chronologie d’une disparition rapide à Médina Thiélol
Les faits rapportés par Libération remontent au 2 juillet. Vers une heure du matin, la Brigade de proximité de Kanel a été avisée de la découverte du corps sans vie d’une fillette près de son domicile familial, au quartier Médina Thiélol, dans le département de Kanel. La victime, âgée de seulement deux ans, dormait sur une natte installée à l’extérieur de la maison. La famille avait choisi cet endroit en raison de la forte chaleur.

Vers minuit, l’enfant se serait réveillée pour demander à manger. Sa mère lui aurait alors préparé du lait, qu’elle a bu avant de se recoucher. Après avoir donné du lait à sa fille, la mère est entrée à l’intérieur de la maison pour brancher son téléphone portable. À son retour, elle n’a plus retrouvé l’enfant à l’endroit où elle l’avait laissée.

Les parents ont immédiatement entrepris des recherches autour de la concession. Ils ont inspecté les environs, sans parvenir à retrouver la fillette. Quelques instants plus tard, des voisins ont fait une découverte dramatique dans leur propre cour. L’enfant y a été retrouvée entièrement dévêtue et sans vie. La Brigade de proximité de Kanel a alors été alertée, ouvrant une enquête destinée à identifier les auteurs et à reconstituer précisément le déroulement des faits.
Une divergence apparaît toutefois dans les sources sur le lieu exact de la découverte du corps : si Libération mentionne une cour voisine, les informations recueillies par la Rfm indiquent que le corps sans vie aurait été retrouvé au fond d’un puits.
Le profil des trois suspects et les aveux
L’enquête menée par la brigade de gendarmerie de Kanel, sous la tutelle de la compagnie de Matam, a rapidement orienté les investigations vers trois jeunes suspects. Selon la Rfm, deux d’entre eux ont été arrêtés lors d’une descente menée sur le marché de Kanel, avant que le troisième ne soit interpellé environ 24 heures plus tard.
Les profils des mis en cause révèlent une implication mêlant adolescents et adulte :
- Un mineur âgé de 13 ans.
- Un adolescent de 17 ans.
- Un homme de 24 ans.
Lors de leurs auditions face aux gendarmes, les trois individus sont passés aux aveux complets et ont reconnu les faits. Ils ont été déférés au parquet de Matam, qui a ordonné leur placement sous mandat de dépôt.
Des poursuites pénales et un risque de prison à vie
Les trois suspects ont été formellement écroués par la justice sénégalaise après la requalification criminelle des faits. Selon Senewebnews-RP, ils sont poursuivis pour des chefs d’inculpation majeurs :

- Association de malfaiteurs.
- Enlèvement.
- Viol collectif suivi de meurtre sur une mineure de moins de 13 ans.
Au regard du code pénal sénégalais et de la législation en vigueur réprimant sévèrement les violences sexuelles faites aux enfants, les trois prévenus encourent désormais la prison à vie pour avoir orchestré et exécuté ce calvaire.
L’indignation et le choc à Kanel
L’affaire a provoqué une onde de choc dans la commune de Kanel et une immense vague d’indignation à travers le pays. Le jeune âge des suspects a suscité l’indignation, notamment celle de Néro Sow, maître de cérémonie bien connu à Kanel.
« Nous remercions le commandant qui a pris les choses en main. Mais ce sont des ennemis de la société. Comment des enfants peuvent-ils commettre un tel acte ? », s’est-il indigné, tout en réclamant un durcissement des sanctions pénales.
Le dossier est désormais entre les mains de la justice pour déterminer la responsabilité individuelle de chaque suspect et les circonstances précises de l’enlèvement.
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